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Capitaine Crochet, un rorqual commun de 60 tonnes, est empêtré dans un casier de pêche au crabe d’un diamètre de six pieds solidement fixé à la tête. Photo fournie par le GREMM

17 Juin 2013. (Rivière-du-Loup) «Capitaine Crochet s’est empêtré dans une cage. Il est en danger.» Longtemps capitaine d’observation des baleines chez AML, Denis Bouliane, de Québec, avait presque les larmes aux yeux lorsqu’il a informé Le Soleil de la situation critique que vit Capitaine Crochet, un rorqual commun de 60 tonnes qu’une équipe d’une quinzaine de spécialistes tente en vain de libérer de sa fâcheuse position depuis plus d’une semaine.

«Nous avons perdu sa trace vendredi. La baleine a été vue pour la dernière fois jeudi dans le secteur de Longue-Rive», explique Robert Michaud du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM). «Peut-être s’est-elle simplement éloignée pour se nourrir, mais nous ne savons pas si elle peut le faire à cause de cette cage.»

Capitaine Crochet, ainsi nommé à cause de la forme de sa nageoire dorsale qui rappelle celle d’un crochet, est une baleine-vedette qui fréquente les eaux du Saint-Laurent régulièrement depuis plus de 20 ans, quelquefois en ramenant un petit.

La baleine a été localisée le 6 juin au large de Tadoussac, un casier de pêche au crabe d’un diamètre de six pieds solidement fixé à la tête. «Des photos aériennes ont permis de confirmer qu’il s’agit d’un cas sévère d’empêtrement accidentel. Nous croyons que ça a pu se produire trois semaines auparavant», poursuit M. Michaud.

Durant plusieurs jours, on a tenté d’accrocher une bouée télémétrique sur l’engin de pêche. Celle-ci permettrait de localiser plus rapidement la baleine. Son poids, jumelé à celui des ballons-bouées, pourrait aussi, espère-t-on, créer une pression suffisante pour casser la corde qui maintient la cage en place et ainsi libérer l’animal.

«C’est très difficile de l’approcher. La baleine est stressée et se déplace très rapidement. Le rorqual commun est un chasseur de poissons, donc très rapide, même si c’est le deuxième plus gros animal de la planète avec ses 20 mètres de longueur et ses 60 tonnes. Elle croit que nous voulons la chasser, alors qu’on veut l’aider», note M. Michaud.

Les guides, les capitaines, le personnel du Parc marin et du GREMM connaissent très bien ce rorqual commun et s’inquiètent de son sort. «Je comprends très bien la réaction émotive de M. Bouliane, un grand capitaine avec beaucoup de coeur. Les croisiéristes d’observation qui passent de longues heures en mer développent une sorte d’attachement pour ces animaux. Tous espèrent qu’on pourra la sauver», conclut M. Michaud, précisant que généralement, les animaux ainsi empêtrés finissent presque tous par mourir.

«L’espoir de survie est par contre excellent chez celles qui sont libérées. Alors oui, l’effort vaut la peine.» Si vous voyez la baleine, composez le 1 877 722-5346. On répertorie annuellement entre 3 et 20 cas de baleines prises dans des engins de pêche. En 2009, Tryphon, le premier cachalot aperçu dans les limites du Parc marin en 1991, a été découvert empêtré dans des casiers, à Sept-Îles. Libéré, il s’est tout de même échoué sur l’île Saint-Barnabé… avec une corde enroulée 42 fois autour de sa mâchoire inférieure.

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Publié par : Sibylline | juin 16, 2013

La baleine à pattes

Photo : Malgré des millions d'années passées en mer, les cétacés ont gardé des vestiges de leur lointain passé terrestre, dont un restant d'os de bassin - désormais complètement atrophié et séparé de la colonne vertébrale. Notre photo montre ici un «bassin» de béluga. Photo Centre d'interprétation des mammifères marins, CIMM, Tadoussac

Photo : Malgré des millions d’années passées en mer, les cétacés ont gardé des vestiges de leur lointain passé terrestre, dont un restant d’os de bassin – désormais complètement atrophié et séparé de la colonne vertébrale. Notre photo montre ici un «bassin» de béluga. Photo Centre d’interprétation des mammifères marins, CIMM, Tadoussac

16 Juin 2013 (Jean-François Cliche). (Québec) «J’aimerais savoir si les mammifères marins tels que la baleine et le dauphin ont eu une vie terrestre, comme d’autres mammifères, tels que le phoque ou le morse, et si les bouleversements climatiques après la disparition des dinosaures ont changé leur comportement, leur mobilité et leur mode de vie maritime», demande Gilles Gaudreau, de Québec.

Oui, en bons mammifères qu’ils sont, les cétacés ont eu un ancêtre terrestre, mais clarifions tout de suite que cet archaïque animal n’a pas été poussé vers la mer par le même événement qui a mis fin au règne des dinosaures. Le célèbre tyrannosaure et ses «sujets» furent emportés par une extinction de masse, vraisemblablement causée par une énorme météorite, qui a rayé de la face du monde les trois quarts des espèces animales et végétales terrestres. Mais ce cataclysme a eu lieu il y a environ 66 millions d’années, alors que le plus vieil ancêtre connu de la lignée des cétacés est apparu plusieurs millions d’années après – et il n’était même pas adapté pour vivre dans l’eau.

Il s’agissait d’un petit carnivore de la taille d’un chien (et d’une forme semblable) nommé pakicetus, dit la biologiste Véronik de la Chenelière, du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins. C’est la forme de son crâne qui le classe dans la même famille que les baleines et les dauphins, en particulier «la structure de son oreille interne, qui est typique des cétacés et qui n’a jamais été trouvée chez d’autres groupes d’animaux», dit-elle. C’était un animal résolument terrestre, bien que certains biologistes font valoir que son squelette montrait certains signes d’une adaptation à une vie semi-aquatique.

Or, on fait remonter l’apparition des pakicetidés à environ 55 millions d’années avant aujourd’hui (AA) – ce qui, même en termes évolutifs, est très éloigné de l’extinction de masse qui a mis fin au Crétacé. Alors, qu’est-ce qui a attiré (et gardé) ces petits animaux dans l’eau?

C’est une question qui est encore très loin d’être réglée parmi les paléontologues. Une chose que l’on sait, dit cependant Mme de la Chenelière, est qu’un os de la cheville des pakicetidés, l’astragale, avait une forme que l’on trouve uniquement chez une grande famille d’animaux encore très répandue de nos jours, les artiodactyles. Ces animaux sont des ongulés (ce qui signifie essentiellement qu’ils marchent sur les «orteils», et non sur la plante des «pieds») qui ont un nombre pair de doigts – ce qui les sépare notamment des périssodactyles, dont les doigts sont en nombre impair. Des tests génétiques ont d’ailleurs trouvé que le plus proche parent actuel des cétacés est l’hippopotame, un ongulé à quatre orteils.

Comme les artiodactyles actuels sont tous des herbivores – en plus des hippos, ce groupe compte aussi les bovidés, les chameaux, les chèvres, les girafes et les antilopes, notamment -, dit Mme de la Chenelière, des biologistes ont formulé une hypothèse selon laquelle «les cétacés seraient apparus parce que certains herbivores de ce groupe auraient changé de diète pour devenir des carnivores [tous les cétacés actuels se nourrissent de viande, NDLR]. C’est comme si on avait des herbivores qui auraient appris à se réfugier dans l’eau, peut-être pour fuir des prédateurs, et qui auraient ensuite appris à exploiter ce nouveau milieu», notamment en se convertissant à la viande. D’ailleurs, un autre animal qui a vécu à la même époque, Indohyus, un proche parent des pakicetidés qui montraient lui aussi des caractéristiques semblables aux cétacés, était un herbivore avéré.

Cependant, poursuit la biologiste, cette thèse est loin de faire l’unanimité. Comme on n’a encore jamais trouvé l’ancêtre commun de toute cette ménagerie, il demeure possible que les baleines et les hippopotames aient eu un ancêtre omnivore, dont certains descendants se sont spécialisés dans la chasse et d’autres, dans le broutage.

Quoi qu’il en soit, le parcours évolutif des cétacés devient plus clair après les Pakicétidés. Dès 48 millions d’années AA environ, leurs descendants nommés ambulocetus natans étaient très nettement amphibiens – leur nom signifie d’ailleurs «qui marche et nage», en latin. Leurs pattes étaient plus courtes et leurs extrémités, élargies comme des pagaies, alors que leur queue était plus longue et plus musclée que celle de pakicetus. En outre, les squelettes dont nous disposons ont été trouvés dans des sédiments d’anciens estuaires.

Vers 40 millions d’années AA, un descendant (indirect) d’ambulocetus, le dorudon, avait complètement perdu ses pattes arrière. Ou enfin, presque : même les cétacés actuels traînent encore un «souvenir» de leur passé terrestre, sous la forme d’un lointain vestige d’os de bassin, maintenant tout petit et détaché de la colonne vertébrale (voir notre photo).

Précisons pour finir que l’ancêtre commun des cétacés n’est pas le même que celui des autres mammifères marins. Au fil de l’évolution, il y a en effet eu plusieurs «retours à la mer» complètement indépendants les uns des autres. Ainsi, les phoques et les morses sont des lignées «cousines», pour ainsi dire, des ursidés (les ours) et des mustélidés (moufette, belette, etc.). Un fossile d’une espèce intermédiaire entre un ancêtre terrestre et les phoques actuels a d’ailleurs été découvert récemment au Nunavut et date d’environ 20 millions d’années.

De même, on pense que les siréniens (lamantins, dugongs) se sont adaptés à une vie marine indépendamment des autres – ils sont d’ailleurs herbivores, contrairement aux autres mammifères marins.

Autres sources :

- Roy Caldwell, dir., «The evolution of whales», Understanding Evolution. University of California Museum of Paleontology, 2013, http://bit.ly/eB5H4d.

- Natalia Rybczynski, Mary R. Dawson & Richard H. Tedford, «A semi-aquatic Arctic mammalian carnivore from the Miocene epoch and origin of Pinnipedia», Nature,  2009, http://bit.ly/163L7yj.

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Plage de La Milady : baignade interdite après l'explosion d'une canalisation. Olivier Bonnefon.

Plage de La Milady : baignade interdite après l’explosion d’une canalisation. Olivier Bonnefon.

13 Juin 2013 (Olivier Bonnefon). Dimanche matin, les riverains ont entendu un grand boum. Un émissaire bouché a explosé sur la plage de la Milady qui souffre comme les autres de la pollution.

 La Milady offre depuis ce week-end un spectacle de désolation. Des ravines ont été creusées par les intempéries de mai et début juin qui ont lessivé la plage de son sable. Et la digue est sens dessus dessous, éventrée à la base.

Dimanche matin, les riverains ont entendu un grand boum. L’ancien émissaire qui servait à évacuer les eaux de la station d’épuration jusqu’en 2004 a littéralement explosé sous la pression des pluies records tombées sur Biarritz samedi et dimanche.

«Cette canalisation servait à évacuer épisodiquement la surverse, lors des gros épisodes orageux ou pluvieux. Manque de chance ce week-end, l’émissaire était bouché par le sable. Il fallait bien que l’eau sorte quelque part», détaille Christophe Landrin, directeur général adjoint de la mairie de Biarritz, en charge des services techniques.

La plage ré-ensablée

Jeudi, un arrêté interdisait la baignade à La Milady, surtout pour des raisons de sécurité en raison du démarrage du chantier de réfection de l’émissaire par la Sogea, sous la maîtrise d’oeuvre de la Communauté d’agglomération Côte basque Adour, qui gère l’assainissement. Le beau temps a néanmoins poussé surfeurs et baigneurs à l’eau.

«Une fois que l’émissaire et la digue seront réparés, nous allons ré-ensabler la plage. Dommage car le 15 mai, cette dernière était impeccable », déplore Christophe Landrin. Le dernier conseil du Siazim (Syndicat qui gère la zone d’Ilbarritz-Mouriscot) avait voté une ligne de 150 000 euros pour remettre du sable sur les plages de cette zone. Ce budget sera utile.

Au-delà, le maire Didier Borotra a déploré la pollution bactérienne qui touche régulièrement les eaux du littoral. «Grâce au système d’alerte de notre Ville, nous pouvons fermer la baignade quand les taux d’escherichia coli et d’entérocoques (liés aux matières fécales) dépassent les normes autorisées. Depuis le 15 mai, il n’y a eu hélas que sept jours ou ces seuils n’ont pas été dépassés. C’est lié aux intempéries qui saturent notre réseau d’assainissement. Hérité du XIXe siècle, ce dernier est unitaire, mélangeant égouts et eaux pluviales. Quand il y a de fortes intempéries, on doit ouvrir les déversoirs à la Grande Plage et du Port des Pêcheurs, sinon le réseau peut exploser.»

L’Adour montrée du doigt

«Réformer ce réseau coûterait une fortune. Il faudrait éventrer toutes les rues. Le jeu en vaut-il la chandelle?», ajoute Didier Borotra. «En mai 2013, il y a eu 180 déversements (total 150 000 m3) et 336 mm de pluie en un mois. Depuis début juin 2013, il y a eu 89 déversements (total 100 000 m3) et 135 mm de pluie en dix jours. Nous avons vécu un épisode vraiment exceptionnel. À cela s’ajoute la pollution venue de l’Adour pour laquelle on ne peut agir que régionalement.»

Ndlr Sibylline : édifiant quand on connaît les millions d’euros qu’a coûté la Cité de l’Océan, projet spolié à l’association Sibylline Faune marine et qui est un bide car vidé de son essence initiale de préservation de la biodiversité. Bien mal acquis ne profite jamais !

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Jeudi 13 Juin 2013 (Ludovic Grondin). La charte d’approche des baleines ne suffit plus. Les institutionnels et associations en charge des activités maritimes en conviennent et lancent dès cette année un tout nouveau dispositif sous la forme d’une certification intitulée O2CR pour "observation certifiée responsable des cétacés à la Réunion".

Après la mise en place d’une Charte pour une approche et une observation responsables des baleines à bosse en 2009, les acteurs maritimes et d’écologie marine en viennent à encadrer encore un peu plus l’ensemble des professionnels qui surfent sur l’observation des baleines.

D’année en année, le constat plaide en faveur de ce renforcement. Alors que la fréquentation des cétacés se comptait par dizaines de spécimens chaque année avant 2008, une centaine a été comptabilisée la saison dernière. A côté de cela, l’appétit des professionnels en tous genres (plongée, tourisme, simple plaisancier) pour approcher d’encore plus près les mammifères marins n’a fait que s’amplifier. "Les comportements à risque sont toujours constatés, entre embarcations qui ne respectent pas la distance, qui ne sont pas toutes du même côté par rapport au cétacé ou qui leur coupent la trajectoire", constate Laurent Mouysset de Globice. Il fallait agir.

Ndlr Sibylline : il est étonnant de lire le choix du vocabulaire pour dénoncer un « comportement à risque ». Quand les politicards donneront-ils les moyens aux forces de l’ordre de faire respecter la loi ? Les cétacés sont des animaux protégés or ce « comportement à risque » leur est fatal : mère et baleineau sont séparés par l’approche sauvage des embarcations à moteur qui foncent dessus dès qu’elles aperçoivent un animal… Le lendemain, il suffit de constater les dégâts par l’échouage des baleineaux, morts !

Autre info : "Stop au harcèlement des baleines et des dauphins" (île de la Réunion)

Le label "O2CR", pour "observation certifiée responsable des cétacés à la Réunion" devrait remédier au foisonnement incontrôlé des bateaux d’approche. L’objectif de cette certification est de n’exclure personne, expliquent les institutionnels. Dans les faits, dans les prochaines semaines, tous les professionnels et autres plaisanciers pourront, sur la base du volontariat (Ndlr Sibylline : autrement dit, on permet indirectement aux businessmen du tourisme de continuer de se comporter en faveur de la destruction de la biodiversité si bon leur semble ; rien de bien étonnant sur une île où l’on n’hésite pas à massacrer les squales pour faire plaisir aux surfeurs life-styleurs…), demander à ce que leur activité soit certifiée.

Leur dossier sera validé (ou pas) par un organisme certificateur sur la base d’une grille de 25 critères. Six critères environnementaux, 14 critères économiques et cinq critères sociaux. Le but de la démarche est d’inciter l’ensemble des professionnels ou plaisanciers pratiquant l’observation des baleines à intégrer cette question dans leur activité saisonnière. "Les premières certifications devraient être distribuées en septembre", espère Jean-Luc Hall, directeur adjoint de la Direction de la Mer Sud Océan Indien. Même si la saison de reproduction des cétacés près de nos côtes sera déjà bien entamée, "cette période de septembre à octobre reste le pic au niveau des observations", fait-il remarquer.

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Publié par : Sibylline | juin 11, 2013

Le chant des baleines à bosse enregistré à Madagascar

Baleine_a_bosseMardi 11 Juin 2013. Des hydrophones pour enregistrer le chant des baleines à bosse ont été installés dans les eaux malgaches de Sainte-Marie. Baptisé BaoBab, ce projet mobilise actuellement 9 appareils répartis dans 3 sites différents.

L’an passé, le projet BaoBab, une initiative de Cétamada, association pour la protection des mammifères marins, a débuté avec 3 hydrophones qui enregistraient des données 24h/24, lesquelles servent ensuite d’études pour comprendre la signification des sons émis par les baleines à Bosses suivant des classements spécifiques.

Cette année, l’association, avec ses partenaires, a investi dans 6 autres appareils. Au total donc, 9 hydrophones sont opérationnels dans les eaux de Sainte-Maire, dans l’est malgache. Des acousticiens de l’Université Paris Sud et d’autres scientifiques de renom ont épaulé le Cétamada dans la mise en place de ce nouveau dispositif, selon l’Agence Presse OI, précisant qu’il s’agit du premier réseau installé dans l’Océan Indien.

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5596593-8347099Lundi 10 Juin 2013 (Gabriel Kenedi). Une table pédagogique et multisensorielle a été inaugurée hier sur le Barachois, à Saint-Denis. Dès le 15 juillet, date à laquelle les baleines se rapprochent des côtes réunionnaises, une bouée radio sera immergée pour trois mois dans l’Océan Indien à environ 500 mètres du large et à 20 mètres de profondeur.

Grâce à ce prototype conçu par la start-up Click Research, qui constitue une première en France, il sera possible d’écouter en direct, via la table, le chant des baleines qui passeront au large du Barachois.

Cette table a été réalisée en partenariat avec l’association Valentin Haüy, elle est donc équipée d’un système d’audio-description pour que les déficients visuels puissent également en profiter. Car outre la possibilité d’écoute en direct, cette table pédagogique fournit des informations sur les baleines et les dauphins. Une paire de jumelles devrait prochainement être installée sur le site (situé en face du boulodrome, côté mer), pour pouvoir observer au mieux le passage des cétacés.

Via la table, des boutons permettent de "prendre des informations visuelles techniques qui vont vous expliquer les différentes espèces que vous pouvez entendre, les différents bruits, la morphologie de ces animaux", souligne le gérant de Click Research, Fabrice Schnöller

Les données recueillies seront transmises à des associations scientifiques qui se chargeront de les analyser. "Une bouée radio immergée au large, c’est de l’ordre de 1.000 euros par mois", ajoute le concepteur de ce projet innovant, qui ne devrait pas manquer d’attirer les enfants, les plus grands ou encore les touristes amateurs de baleines.

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Publié par : Sibylline | juin 7, 2013

La Réunion : la pêche aux requins n’aura pas lieu

Vendredi 7 juin 2013 (AFP). Le tribunal administratif de Saint-Denis a suspendu vendredi l’arrêté du député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert (MoDem), autorisant la pêche au requin sur le territoire maritime de sa commune, à la suite d’un recours déposé par trois associations écologistes, a-t-on appris auprès du tribunal.

"Le tribunal administratif a invalidé cet arrêté soulignant d’une part l’incompétence du député-maire de Saint-Leu pour déroger au régime de protection de la Réserve marine et d’autre part le caractère inapproprié et disproportionné de la mesure", se réjouissent les associations Longitude 181 nature, Sea Shepherd France et l’Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages et du patrimoine nature) dans un communiqué. Elles avaient demandé dans leur requête en référé, examinée le 22 mai, que l’arrêté soit suspendu en raison de ses "conséquences irréparables" sur la population de requins.

A la suite de l’attaque mortelle d’un surfeur par un requin le 9 mai, Thierry Robert avait publié le 14 mai un arrêté municipal invitant la population à effectuer des "prélèvements préventifs de requin bouledogue" sur le territoire maritime de la commune, jusqu’à 300 mètres du rivage. Il avait proposé de racheter 50 prises au prix de 7 euros/kilo. Un seul pêcheur s’était porté candidat.

"L’exécution de cet arrêté aura pour conséquence la destruction illégale des requins sans limitation en termes de durée ni en termes de nombre de requins détruits", avaient estimé les trois associations dans leur recours. "Si la rémunération proposée par la commune (…) se limite aux 50 premiers requins, rien n’exclut la poursuite de destructions au-delà de ce seuil", avaient-elles ajouté, jugeant que le préjudice serait "irréversible". Ces "prélèvements illégaux seront effectués au sein des zones de protection intégrale et des zones de protection renforcée de la Réserve naturelle nationale marine de La Réunion", avaient-elles également plaidé.

L’objet de l’arrêté "n’est pas la pêche mais la sécurité des personnes. Le maire a une responsabilité sur ce point", avait répliqué Me Philippe Creissen, l’avocat de Thierry Robert. "Si on perd, cela voudra dire que personne n’est responsable des attaques de requins", avait-il ajouté.

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requin Reunion7 Juin 2013. Un pêcheur professionnel, qui collabore dans le cadre du programme Charc, a pêché (doux euphémisme) jeudi trois requins bouledogues.

La capture a été réalisée au large des Aigrettes, dans l’Ouest.

Cette pêche entre dans le cadre du programme ciguatera, les trois requins vont ainsi être soumis à analyses.

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Ndlr Sibylline : histoire de ne pas se laisser berner…

La Réunion : 250 000 € pour décimer les requins !

La face cachée des morsures de requins (île de la Réunion)

Save Our Sharks La Réunion – 2nd round

ballena5 Juin 2013 (AFP, Le Monde). La mortalité des cétacés en Patagonie argentine a récemment doublé de manière inexpliquée. D’après un rapport de l’Institut de conservation des baleines (ICB), "en 2012, 116 décès ont été enregistrés, dont (ceux de) 113 baleineaux". Des chiffres deux fois supérieurs à ceux de 2011 (61 baleines mortes).

Les scientifiques de l’ICB listent trois causes possibles à l’origine de cette hécatombe : les échouages, les radiations solaires, et les attaques de goélands, qui se nourrissent de la graisse qui se trouve sur le dos des baleines, provoquant des blessures qui peuvent s’infecter. Mais les chercheurs ne sont pour le moment pas en mesure d’expliquer pourquoi l’augmentation de la mortalité des cétacés a été aussi forte et aussi rapide.

Les autorités de la province de Chubut ont mis en place un plan d’élimination des goélands pour protéger les baleines. Inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, la péninsule de Valdès est un sanctuaire des baleines franches australes, une espèce habitant les eaux froides de l’Antarctique, du Pacifique sud et du sud de l’Océan Indien.

Des centaines de géants des mers y convergent à partir de juin et chaque année, 100 000 touristes se pressent dans les baies pour observer les cétacés, qui mesurent de 13 à 16 mètres de long et pèsent jusqu’à 50 tonnes à l’âge adulte. La taille des baleineaux à la naissance est de 3 à 5 mètres. La population des baleines franches australes est de 4 000 spécimens dans l’Atlantique sud, selon l’ICB.

Ndlr Sibylline : 200 goélands ont été supprimés alors que l’on sait parfaitement que tuer a l’effet inverse de celui escompté sur une population (dissémination de la population qui devient plus difficilement accessible et augmentation de la fécondité par effet rebond). Les autorités de la province de Chubut ont choisi la solution la moins chère pour toucher des subventions et faire croire qu’elles prenaient le problème en main. Elles ont refusé le déconditionnement du comportement inhérent à certains individus (tous les goélands ne se comportent pas ainsi) par l’effarouchement (fauconnerie) que l’association Sibylline – Faune marine leur a proposé. Par ailleurs, il est inexact de rapporter le comportement des oiseaux comme première hypothèse de la mortalité des baleineaux. Cela fait 30 ans que ce comportement est observé (depuis l’explosion du whale-watching dans cette région : augmentation des hectares de décharge à ciel ouvert qui favorisent l’augmentation de la population détritivore qu’est celle des goélands) et cela fait un an que l’explosion de la mortalité des baleineaux est notée. Ce serait bien que les journalistes reprennent les informations sans les travestir car cette manipulation à la source n’a qu’un seul but : obtenir du public qu’il cautionne le massacre des goélands. Remettre en cause le tourisme de masse toucherait trop d’intérêts privés dans la Péninsule Valdès. Il est pourtant fort probable que la pollution anthropique ait un lien avec la surmortalité des baleineaux.

Quant aux autres hypothèses avancées, échouage et radiations solaires n’en ont jamais fait partie contrairement aux infections virales, bactériennes… et le manque d’engraissement des mères qui se nourrissent de krill, krill aujourd’hui industriellement exploité au détriment de la biodiversité et mères qui n’auraient pas assez de lait pour mener leur baleineau au terme du sevrage.

Plus d’infos ici (en anglais avec un film en espagnol) : Right Whale Die-Off Continues to Puzzle (Argentina)

Un autre aperçu de la manière dont la province de Chubut traite les animaux :

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En conclusion, si vous ne voulez pas cautionner ces atrocités, directes ou indirectes, changez de destination. Soyez consom’acteurs !

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Publié par : Sibylline | juin 3, 2013

Une baleine s’échoue près de Chandler (Québec)

Photo Courtoisie / Stéphane Blampied. Une centaine de carcasses de baleines s’échouent chaque année sur les côtes du Québec.

Photo Courtoisie / Stéphane Blampied. Une centaine de carcasses de baleines s’échouent chaque année sur les côtes du Québec.

3 Juin 2013 (Éric Boucher). NEWPORT – Une baleine de près de 10 mètres s’est échouée dans la nuit du 1er juin sur la plage des îlots en face de la halte routière Aux flots du rêve de Newport, en Gaspésie.

Michel Martin, du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, a dit qu’il s’agit d’un petit rorqual adulte.

À première vue, le cétacé ne semble pas avoir subi de blessures apparentes. La marée a déplacé la baleine de quelques mètres dans la nuit de dimanche à lundi.

L’organisme a déjà contacté le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec, qui est responsable de l’enfouissement de la carcasse sur place, au-delà de la ligne de marée.

«C’est de plus en plus la solution utilisée parce que de retourner la carcasse en mer et de tenter de la couler se solde parfois par un échec, a-t-il expliqué. La carcasse finira alors par s’échouer sur une autre rive, dans un état encore plus avancé de putréfaction, qui embêtera de ses odeurs le voisinage.»

Le réseau contacte en ce moment différents organismes, comme l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada, afin de vérifier si des chercheurs souhaitent effectuer des prélèvements sur la carcasse.

Une centaine de carcasses de baleines s’échouent chaque année sur les côtes du Québec. Principalement des marsouins, des bélougas et des petits rorquals.

Les citoyens qui découvrent une carcasse de mammifère marin sont invités à contacter le plus rapidement possible le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins au 1-877-7baleine (1-877-722-5346).

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