Publié par : Sibylline | mai 26, 2019

Mourir noyé, mourir enseveli ou mourir d’un cancer : bienvenue à Mimizan-plage (no man’s Landes)

26 Mai 2019. Connaissez-vous le « hameau des dunes », ce joli projet bucolique (c’est un hameau) de 10 mètres de hauteur s’étendant sur 2000 mètres carrés de surface : une grande tombe pour toute la biodiversité encore présente, située dans la bande littorale (c’est la DDTM (Direction Départementales des Territoires et de la Mer) qui l’a dit, lors de l’élaboration du PLU (Plan Local d’Urbanisme : rappelez-vous l’enquête publique durant laquelle de petites malversations entre amis ont eu lieu (ajouts de documents en cours d’enquête, rien de grave, petits arrangements sur les terrains demeurant constructibles en dépit d’une étude CASAGEC – ISL Ingénierie qui nous aura coûté 92 000 euros, peanut !, rien de grave, etc…)) ? Pourtant, on vous en a déjà parlé à plusieurs reprises : la fameuse aire des campings-cars/véhicules légers et l’héliport ! Hameau promis avec vue directe sur ou sous la dune, selon Monsieur Eole.

Pour tout vous dire, les riverains ne sont pas spécialement ravis mais ils ont reçu une excellente nouvelle : ils pourront, s’ils le souhaitent, acquérir un joli petit logement avec 30% de réduction. C’est la loi car les voisins d’une antenne relais subissent un préjudice esthétique ! Mais il n’y a pas d’antenne relais dans cette zone, nous répondrez-vous ? Orange et la fine équipe « dirigée » (on ne sait qui dirige qui mais restons théorique) de Bussy-Saint-Georges, ont tout prévu. Ainsi, deux antennes relais de 13 mètres de haut vont être installées à Mimizan-plage : l’une au centre de carbonisation, à proximité de la nouvelle aire de campings-cars (décidément, ils sont choyés) dont les recettes ont chuté de 75 % par rapport à l’ancienne (150 000 euros de pertes) et une autre sur l’aire de l’héliport (officiellement désaffectée mais pas vraiment, en fait, à moins que nous soyons victimes d’hallucinations sur d’éventuels aéronefs qui s’y poseraient, tout bleu comme des extra-terrestres et d’éventuels MNS (Maîtres Nageurs Sauveteurs) qui y seraient hébergés pendant la période estivale. Chaque antenne mesure 13 mètres de hauteur ! Il n’en fallait pas moins pour émettre avec l’au-delà de Mimizan car n’oublions pas que notre cher maire n’a de cesse de lutter contre les complotistes et que pour cela, il faut des moyens !

Erosion littorale, zone inondable… le maire de Mimizan lutte contre les complotistes (no man’s Landes)

Quel rapport avec un cancer ? Tristement, les riverains sont présents, pour la majorité d’entre eux, à l’année. Pour rappel, une antenne relais est un émetteur-récepteur de signaux électriques et électromagnétiques utilisé pour la téléphonie mobile. Lorsque l’on passe un appel, le téléphone mobile transforme la voix en radiofréquences (ondes électromagnétiques) qui sont transmises à l’antenne relais la plus proche. L’antenne relais convertit l’onde électromagnétique en signal électrique. Ce signal électrique est acheminé par câble jusqu’à l’antenne relais du destinataire qui procède à l’opération inverse pour renvoyer des ondes jusqu’au mobile du correspondant. Ce sont ces ondes électromagnétiques que certains accusent de produire des effets néfastes sur la santé et l’environnement, dixit le site de Particulier à particulier (lien).

Les risques liés à ces antennes ont été étudiés dans plusieurs pays dont le Brésil : 22 543 cas de décès par cancer étudiés sur 10 ans, dont un certain nombre (cancers de la prostate, du sein, du poumon, des reins et du foie) ont pu être causés par les rayonnements électromagnétiques.  80 % des personnes qui meurent de cancer vivent à moins de 500 m d’une antenne relais. En Autriche, une augmentation significative des cas de cancers, notamment du sein et du cerveau, dans un rayon de 200 m autour des antennes, a été établie. A l’heure actuelle, à l’heure de la controverse (des milliards d’euros sont en jeu à l’échelle mondiale), aucune étude n’a permis de démontrer l’innocuité des antennes relais

Portugais sous titré en anglais

Réf. : « Mortality by neoplasia and cellular telephone base stations in the Belo Horizonte municipality, Minas Gerais state, Brazil » by A. C. Dode et al. Science of the Total Environment 409 (2011) 3649-3665. DOI: 10.1016/j.scitotenv.2011.05.051

Le gérant de l’entreprise Le Froid du Born (anciennement les cars Jarraud) se serait-il porté volontaire en tant que cobaye ? Ah, l’esprit de sacrifice…

Officiellement ou de la subtilité du langage politique : l’antenne est prévue pour deux mois. Comprendre qu’il va y avoir une période d’essai de deux mois et que si les résultats attendus sont encourageants, l’antenne restera à demeure. Orange et consorts n’ont pas pour vocation de faire des tests gratuitement. Dans ces conditions, pourquoi ne pas le mentionner ? Pour permettre de faire taire toute velléité par l’impossibilité de tout recours, le délai de deux mois étant passé (ex. de recours contre l’installation d’une antenne) ? Qui a vu le projet de convention ? Quels seront les termes du contrat ? Il ne faut pas voir le mal partout, non plus, pas vrai… La mairie, qui vient de signer avec Orange, veut notre bien, n’en doutons pas… à tel point qu’elle est aujourd’hui en surendettement, n’a plus de liquidités et doit vendre nos derniers espaces verts ! Quel rapport ?

Théoriquement, l’opérateur Orange devra verser une redevance. Mais ce sera cadeau ! Cadeau comme le camping municipal : perte d’un million d’euros/an, cadeau comme le Casino : pas de recettes (sauf pour le casinotier, bien sûr) mais des dépenses pour la mairie qui est en charge de l’entretien du bâti, et comme il y a eu malfaçon (la garantie décennale ne peut plus jouer car il y a eu changement de propriétaire), c’est kiki paie ? C’est bibi (nous) 🙂

Question zone inondable : drôle de drame ! BIBAR, vous avez dit BIBAR ? Comme c’est BIBAR… Oui, c’est comme la police municipale

Les riverains de la rue des Motteux ont vu débarqué, un jour, un énergumène affirmant fièrement qu’il était le nouveau propriétaire de la parcelle n° 94 du cadastre, située au n°11 de la dite rue. Et d’enchaîner en suivant : « je suis policier municipal ». Tiens, un fonctionnaire de police qui clame haut et fort sa profession ; il doit être sacrément fier de son métier, pourrait-on penser dans un premier temps. A un deuxième niveau, quand on observe la suite des événements, c’est un peu plus pernicieux. Première chose, le terrain acquis, situé sur l’ancien lit du courant, figurait en rouge cramoisi dans l’étude CASAGEC/ISL Ingénierie. Bibarement, il est devenu constructible dans le nouveau PLU.

Et bim : deux nouveaux permis de construire accordés ! Deuxième chose, la parcelle urbanisée, au n° 13 : les propriétaires se sont vus imposer un bornage de parcelle sans y être conviés, ont signé les yeux fermés puis se sont rendus compte qu’on leur supprimait toute une bande de terrain et que leur mur de séparation allait être détruit. Mazette… Pour quelle raison se seraient-ils méfiés, le monsieur est policier municipal, un honnête homme ! Et aller batailler contre un policier, est-ce une bonne idée ? Voyez l’impact d’annoncer avant toute hostilité que l’on est policier municipal ? Cela ne porterait-il pas un nom sanctionné par le code pénal ? Allez savoir…

Mais ce n’est pas fini : le bénéficiaire des permis de construire est le promoteur BIBAR (qui a obtenu beaucoup de permis sur le bourg et qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin (cf. ce qui va être bétonné derrière le clocher, près du musée, en remontant la petite route)). Etrange, un policier municipal n’a pas le droit de monter une société pour des raisons évidentes de conflit d’intérêts.

Nous sommes donc allés chercher sur le site societe.com ce qu’il y avait derrière cette société et voici ce que nous avons trouvé à la rubrique « Dirigeants mandataires de BIBAR »: lien

Vérifions si un policier municipal porte ce nom de famille… et bingo ! BB vous verbalise bien de temps en temps, en un peu moins glam. que notre égérie nationale.

 

Il s’avère que le prénom, au registre des sociétés, est féminin. Ce serait sa môman (bonne fête 😉 ).

Le 16/11/2017, un acte a été déposé relatif au bénéficiaire effectif (source). Mandataire, bénéficiaire effectif, s’agit-il des mêmes personnes ?

Autre chose : le terrain du n° 11 de la rue des Motteux avait fait l’objet de recherches de la part de voisins dans la perspective d’une potentielle acquisition. L’un des héritiers était introuvable et aucune cession ne pouvait donc se faire. Comment a donc fait notre rambo du béton pour l’acquérir ? Comment peut-il acheter autant de terrains sur la commune ? Sa position de fonctionnaire lui facilite-t-elle la tache ?

Encore autre chose : le raccordement… Voici ce qui se passe actuellement rue des Motteux

Travaux de la communauté de communes rue des Motteux. @Sibylline océans

@Sibylline océans

Quel heureux hasard, n’est-il point ? Et hop, deux nouveaux compteurs d’eau au n° 11 ; gratuits contre le stationnement des véhicules de chantier et le matériel de raccordement ou au même prix que pour le contribuable lambda ?

Deux compteurs d’eau tout neufs au 11, rue des Motteux. @Sibylline océans

Pour finir sur le sujet :

Mauvaise nouvelle : les travaux de la rue des Motteux doivent débuter ce mercredi 29 Mai. Bonne nouvelle : le panneau d’affichage du PC est irrégulier (devenu illisible, même pour un géant à la vision supersonique) donc, tant qu’il ne répondra pas aux règles du code de l’urbanisme, les recours courent… et jusqu’à un an après la fin des travaux si rien n’est fait. A bon entendeur…

Bonne nouvelle pour les futurs acquéreurs des deux constructions : l’agent immobilier est parfaitement informé d’une enquête qui a tout juste démarré sur les éventuelles malversations. Il ne faut pas nous sous-estimer, non plus. Dénoncer, c’est bien, agir, c’est mieux et à plusieurs niveaux. On en attend beaucoup :-), partant du principe que tout n’est pas pourri jusqu’à la moelle. Nous avons d’ailleurs été agréablement surpris de nous entendre dire que si les associations avaient beaucoup perdu de pouvoir d’action pour saisir différents organismes, il n’en demeurait pas moins que leurs signalements étaient pris très au sérieux. Revenons à nos moutons : les futurs acquéreurs pourront donc se retourner contre l’agent immobilier qui ne pourra pas dire qu’il n’était pas informé. Cela fera des sous en plus. On dit merci qui ? Kiki ? Non Bibi, faut suivre.

A ce sujet, nous vous informons que l’association Sibylline océans se constitue partie civile dans le cadre de l’affaire pénale portant référence 18093/47, relative à la destruction des parcelles des voitures et camping-cars, ajoutant quelques éléments supplémentaires, preuves à l’appui, relevant d’autres articles : code pénal et code de l’environnement, l’article n° 3biiiiiiip du CP nous ayant paru à étoffer. La plainte a quelques difficultés à retrouver le chemin de Mont-de-Marsan depuis la gendarmerie de Mimizan mais ce n’est que pur hasard. En attendant, n’importe quelle personne ayant un intérêt à agir peut se constituer partie civile, en l’occurrence, dans cette affaire, tout citoyen mimizanais, s’agissant de dégradation de bien public. Le tout est à envoyer à Monsieur le Procureur, au parquet de Mont-de-Marsan ; la démarche est gratuite.

Bref, il ne nous reste plus qu’à souhaiter une seule chose : vivement qu’une autre cargaison débarque car les stocks de vaseline sont épuisés et avec le cours de baril du pétrole… Mimizan a été trop gourmande. Il va cependant falloir continuer d’encaisser, à moins que les citoyens mimizanais ne sortent de leur coma (Rodin qui pense), dans l’attente d’un hypothétique sauveur…

Nouvelle distribution attendue avec impatience. Les ballots de cocaïne découverts le 20 juin 2017 sur la plage de Mimizan, dans les Landes. (Gendarmerie nationale)

En attendant, nous avons du pavot… Profitez-en bien car les bétonneurs et autres empoisonneurs y sont allergiques…

Pavots sur l’aire de parking, plage sud, le 26 Mai 2019. @Sibylline océans

 

Humains – taureaux : même combat !

 

Et parce que Sibylline océans est la seule ONG loco-internationale à travailler sur ce qui se passe à Mimizan et à vous informer ; autant être clair, on ne va pas indéfiniment batailler BE-NE-VOLE-MENT si cela n’intéresse personne car ne rêvons pas, les subventions ne concernent que les bénis oui-oui.

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