Publié par : Sibylline | janvier 13, 2017

Québec verse 3,5 M$ pour une étude de l’UQAR sur l’érosion côtière

Le quai de la ville de Percé a encaissé les assauts violents de la mer depuis le début de l'année. Photo : Radio-Canada/William Bastille Denis

Le quai de la ville de Percé a encaissé les assauts violents de la mer depuis le début de l’année. Photo : Radio-Canada/William Bastille Denis

Vendredi 13 Janvier 2017 (Julie Tremblay). Québec confirme avoir conclu une entente avec l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) pour réaliser une étude afin d’aider les municipalités à prévenir l’érosion des berges. Le gouvernement versera 3,5 millions de dollars en provenance du Fonds vert pour ce projet.

Une dizaine de chercheurs de l’UQAR participeront à ce projet de recherche pour aider 88 municipalités de l’Est du Québec à faire de meilleurs choix pour prévenir l’érosion côtière.

Ce projet se déroulera sur trois ans et permettra aux chercheurs d’étudier l’ évolution du littoral depuis les années 30. Ils tenteront ensuite de faire des projections pour les années à venir et d’identifier les endroits les plus vulnérables à l’érosion.

Selon le chercheur Christian Fraser, au moins quatre ateliers de travail auront lieu avec les municipalités pendant la durée du projet. Ces rencontres visent à échanger de l’information sur l’état des côtes et sur les moyens à privilégier pour les réaménager de façon durable.

Tout le monde voit venir les coûts, c’est pour ça qu’on travaille avec eux [le gouvernement et les municipalités] pour essayer de fournir l’heure juste dans ce qui se passe actuellement et dans ce qui s’en vient. Christian Fraser, professionnel de recherche au Laboratiore de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières

Une maison sinistrée à Sept-Îles Photo : Radio-Canada/Katy Larouche

Une maison sinistrée à Sept-Îles Photo : Radio-Canada/Katy Larouche

Découper le littoral

Pour mieux prévoir les changements qui seront vécus par les régions côtières, l’équipe de chercheurs chapeautée par Pascal Bernatchez et Guillaume Marie tentera de « découper le littoral en petites unités homogènes, de façon à offrir un outil adapté à chacune des municipalités pour projeter dans le temps l’exposition à l’érosion », affirme Christian Fraser.

Ces « unités homogènes » permettront aux municipalités de mieux connaître les caractéristiques spécifiques des côtes qui sont sur leur territoire et faire des choix basés sur une analyse à long terme.

Au lieu que les gens agissent ponctuellement sur chacune de leurs propriétés, à l’ultime, ce projet-là va amener des solutions globales. Jean Robidoux, directeur général de la municipalité de Sainte-Luce.

Selon Jean Robidoux, les municipalités pourront également échanger sur leurs problèmes respectifs et sur leurs expériences. Il affirme que d’autres municipalités de la Gaspésie et de la Côte-Nord envisagent déjà de réaliser des travaux semblables à ceux effectués à Sainte-Luce.

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