Publié par : Sibylline | août 10, 2016

Une organisation vole au secours de requins-baleines (Indonésie)

Paul Hilton/Wildlife Conservation Society

Paul Hilton/Wildlife Conservation Society

10 Août 2016. C’est un remarquable sauvetage que des écologistes ont mené en Indonésie en mai dernier (Ndlr Sibylline : 27/05). Après avoir mené une enquête de 18 mois avec l’aide du gouvernement local, la Wildlife Conservation Society (WCS) a réussi à libérer deux requins-baleines. Ils étaient gardés illégalement depuis trois mois au sein d’une ferme marine sur la petite île de l’archipel des Moluques. 

Avec une taille pouvant dépasser les 15 mètres, le requin-baleine représente la plus grande espèce de poisson au monde. Mais il s’agit aussi d’une espèce menacée et protégée. Un statut qui n’a pas empêché des braconniers de capturer les deux mâles dans le but de les vendre à des parcs aquatiques, d’après la WCS.

UN TRAFIC À GRANDE ÉCHELLE

L’enquête de l’organisation a démarré en 2014 lorsqu’elle a eu vent dans cette région de la vente de raies manta, une espèce considérée comme vulnérable et également victime d’un important trafic. Interrogé par Barcroft, le photojournaliste Paul Hilton a expliqué: «En 2014, j’ai entendu que des raies manta vivantes avaient été exportées et je n’ai pas du tout accepté ça».

L’homme qui collabore depuis longtemps avec la WCS, a ainsi décidé de mettre en lumière ces captures illégales et participer au sauvetage des requins-baleines. D’après lui et de nombreux écologistes, le trafic serait alimenté par le parcs aquatiques et aquariums désireux d’accueillir ces poissons majestueux qui attirent les touristes et visiteurs.

«Les aquariums et parcs de conservation jouent un rôle critique pour aider à connecter les personnes à la nature, et ce rôle va augmenter au sein de la société de plus en plus urbanisée», a expliqué le photojournaliste. Mais «dans le même temps, ces institutions doivent respecter les lois internationales et nationales, y compris celles qui protègent les espèces menacées ou limitent leur marché international».

LIBÉRÉS APRÈS TROIS MOIS DE CAPTIVITÉ

Paul Hilton qui a photographié le sauvetage des deux spécimens, a affirmé qu’ils ne souffraient d’aucun signe physique d’abus malgré les trois mois de captivité. «Les requins avaient l’air bien de façon général. Dès que je suis entré dans l’eau, j’ai toutefois rapidement réalisé à quel point ils étaient affamés». Libérés le jour suivant, ils ont fini par reprendre le large.

Ndlr Sibylline : information plus précise en anglais : A criminal organization kidnapped 2 whale sharks (lien)

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