Publié par : Sibylline | juin 23, 2016

«Ocean Cleanup» : Le prototype de barrière pour dépolluer les océans a été dévoilé (Pays-Bas)

Le prototype du projet Ocean Cleanup, une barrière filtrante pour débarrasser les océans des déchets plastiques, a été dévoilé le 22 juin 2016. - Capture d'écran / Twitter

Le prototype du projet Ocean Cleanup, une barrière filtrante pour débarrasser les océans des déchets plastiques, a été dévoilé le 22 juin 2016. – Capture d’écran / Twitter

23 Juin 2016. Dévoilé mercredi, le prototype du projet Ocean Cleanup, une barrière filtrante pour débarrasser les océans des déchets plastiques, doit être testé dès ce jeudi. D’une valeur de 1,5 million d’euros, financé par une collecte sur internet, il sera en effet déployé pendant un an dans la mer du Nord, à 23 km des côtes néerlandaises.

Objectif : rendre infaillible ce premier prototype en réparant et améliorant le moindre défaut lors de ce « test destructeur », affirme son créateur Boyan Slat, 21 ans. Le principe de ce projet projet inédit ? Une barrière de 100 mètres de long constituée de flotteurs allongés et de filets capturant les débris de plastique.

« La barrière flottante la plus résistante au monde »

Composée d’une surface émergée et d’une surface immergée d’1,50 mètre chacune, « la barrière flottante la plus résistante au monde », faite de caoutchouc, de polyester et de tissu, est conçue pour supporter des charges de 80 tonnes et capturer les petits morceaux de plastique jusqu’à un millimètre de diamètre.

Les côtes néerlandaises n’ont pas été choisies au hasard pour tester le prototype. En effet, quand la plupart des autres projets envisagent de les ramasser à l’aide de bateaux sillonnant les océans, Boyan Slat a souhaité se servir des courants marins pour piéger les débris.

Objectif : une barrière longue de 100 kilomètres en 2020

« A la moindre petite tempête, nous aurons des forces plus puissantes que durant une tempête qui durerait une centaine d’années dans l’océan. Si le prototype peut survivre ici, il survivra partout. » Cette phase de tests n’est cependant qu’une première étape, dans l’optique de déployer, à l’horizon 2020 une barrière de 100 kilomètres de long.

Il s’agirait alors de deux bras flottants de 50 kilomètres formant un « V », arrimés aux fonds marins, et munis d’un « rideau » de trois mètres s’enfonçant dans l’eau pour bloquer les plastiques, récoltés ensuite dans un container. Jusqu’à 3.000 mètres cubes de déchets pourraient y être stockés et en partie recyclés.

Selon Boyan Slat, « en déployant un seul de ces systèmes durant dix ans, nous pourrions nettoyer la moitié de la grande plaque de déchets du Pacifique ».

En 2014

Ndlr Sibylline : que se passe-t-il si les animaux marins sont pris au piège, sachant que le prototype prévoit uniquement une action de leur part (passer sous le système, aucun autre système de sécurité n’est prévu en cas d’impossibilité de l’animal de s’échapper par ses propres moyens) ? Seront-ils aspirés par les turbines ?

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