Publié par : Sibylline | mai 5, 2016

Requin-tigre de Bourail : permis de tuer officiel (Nouvelle-Calédonie)

La mesure de la mâchoire du requin tué avait permis de déterminer que ce spécimen n'était pas le requin à l'origine de l'attaque mortelle. (Photo Philippe Tirard)

La mesure de la mâchoire du requin tué avait permis de déterminer que ce spécimen n’était pas le requin à l’origine de l’attaque mortelle. (Photo Philippe Tirard)

5 Mai 2016. La province sud vient d’autoriser la chasse au « requin tueur », dans un arrêté (à consulter plus bas) signé mardi dernier.

Cette autorisation – une dérogation en fait – était nécessaire dans la mesure où le lagon de Poé constitue une aire marine protégée et où la chasse et la pêche sont donc théoriquement interdites (Ndlr Sibylline : donc théoriquement attaquable au Tribunal Adminstratif, avis à l’ONG qui en a les moyens et que l’on voit partout).

La province sud estime que « malgré des recherches intensives sur l’ensemble du littoral bordant le lagon de Poé, aucune cause particulière n’a été trouvée à cette agrégation de requins de grande taille ».

En conséquence, l’arrêté autorise la capture du requin-tigre de 2,50 m et son transport en dehors de la réserve naturelle de Poé pour qu’il soit « euthanasié ».

L’arrêté détaille précisément la manière d’opérer et indique que « l’euthanasie » doit être pratiquée par un vétérinaire.

Il autorise également la « translocation » en dehors de la réserve de tous les spécimens de requin-tigre de plus de 2 mètres.

Cette mesure intervient pratiquement un mois après l’attaque (Ndlr Sibylline : il s’agit d’un « accident », le squale n’avait aucune intention sinon celle de se nourrir !) mortelle qui avait entraîné la mort de Nicole Malignon.

La traque au requin n’avait pas tardé. Le week-end suivant, un requin-tigre avait été tué par un pêcheur, dans le cadre d’une opération officielle. Mais il ne s’agissait pas du requin à l’origine de l’attaque mortelle. Cet épisode avait suscité l’indignation des associations environnementalistes.

Nldr Sibylline : un vétérinaire sera en charge de l’euthanasie de l’animal, tant soit peu que l’animal soit encore vivant une fois débarqué. Celui ou celle qui acceptera cette « mission » le fera sur la base de sa propre volonté. L’une des prérogatives de la profession vétérinaire est la préservation de la biodiversité.

C’est pas possible ? Si, si, c’est du sérieux !

La preuve : L’Ordre des vétérinaires a assisté le 10 avril à la présentation d’un Tapira Malais (Tapirus indicus), qui a rejoint la ménagerie du Jardin des Plantes au Muséum National d’Histoire Naturelle (lien)

Mais alors, pourquoi ce silence assourdissant de la part de ses représentants avec tous les massacres d’animaux sauvages… Aaaaah, les voies du CSO sont impénétrables…).

Il suffit donc de demander cordialement au Conseil Régional de l’Ordre (CRO) des Vétérinaires, en charge de la Nouvelle-Calédonie (TOM : Territoires d’Outre-Mer), de bien vouloir agir en s’opposant à cette mesure, au bénéfice d’actions respectueuses de l’environnement ET de la sécurité des personnes (la première des choses est tout de même d’identifier les raisons de la concentration des squales à un endroit précis. Rejets anthropiques nouveaux, ect… La protection du lagon par une surveillance sous-marine et des vigies en surface sont également des mesures éprouvées qui existent.

Les coordonnées du CROV – TOM :

40 rue de Belfort
33000 Bordeaux
Tél. : 05 56 24 56 93 (9 h – 12 h 30, 14h30 – 17 h)
cro.aquitaine@veterinaire.fr

Sinon, eu égard à l’importance des requins, c’est toujours ici :

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