Publié par : Sibylline | mai 3, 2016

Un petit rorqual s’échoue près de Québec (Canada)

juvenile-male-whale-found-on-shore-in-levis3 Mai 2016 (Pierre-Olivier Fortin). Une autopsie sur la carcasse de la baleine trouvée près des ponts de Québec devrait être pratiquée sur place mercredi, trois jours après la découverte inusitée par des citoyens du secteur de Saint-Nicolas à Lévis.

«J’étais allé prendre une marche sur la grève, deux heures avant, et je n’avais rien vu», a raconté André Lemelin, l’un des citoyens qui a un chalet juché dans la falaise, un peu à l’est de la route Lagueux.

De retour chez lui, il a aperçu de sa galerie cette «grosse sardine», dit-il pour rigoler. M. Lemelin a contacté le ministère de la Faune. «J’imagine qu’elle s’est pognée dans le fond et que, quand la marée s’est mise à descendre, elle s’est coincée».

Mr Lemelin et son voisin, Jacques Fortin, ont tout à fait raison de s’étonner. La découverte d’un cétacé aussi loin en amont du fleuve est «tout à fait exceptionnelle», confirme la porte-parole du Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins, Josiane Cabana. Une baleine s’est échouée à l’île d’Orléans en 2010 et un béluga s’est perdu à Montréal en 2012. Généralement, les baleines ne s’aventurent guère plus à l’ouest de Saint-Siméon, dans Charlevoix.

Le petit rorqual de quatre mètres gît sur la grève alors qu’on aperçoit les ponts et les tours de l’arrondissement de Sainte-Foy à Québec en arrière-plan.

Le fleuve dans la région de Québec est plutôt hostile aux mammifères marins parce que l’eau n’est plus salée à l’ouest de l’île d’Orléans, mais principalement en raison du trafic maritime. «Le bruit devient parfois omniprésent, ce qui peut complexifier la navigation des baleines et entrainer des collisions», a précisé Mme Cabana.

Plusieurs raisons peuvent expliquer qu’une baleine se perde ou s’échoue aussi loin dans le fleuve, énumère Mme Cabana : était-elle malade? A-t-elle été désorientée? Est-elle morte plus en amont pour dériver jusque-là? A-t-elle suivi un banc de poissons un peu trop loin? Certains individus ont déjà été trainés jusqu’à Montréal en restant accrochés sous de gros bateaux.

Stéphane Lair, un vétérinaire qui s’est rendu à Saint-Nicolas, mardi matin, a déjà sa petite idée. Il s’agit d’un bébé «probablement né cet hiver et non sevré».

«Une des hypothèses est qu’il ait été séparé de sa mère», a expliqué ce vétérinaire de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Un bébé aussi jeune «ne peut pas subvenir à ses besoins et va se déshydrater rapidement».

La carcasse est relativement accessible et fraîche, si bien qu’il serait facile de faire une autopsie. Celle-ci pourrait être réalisée sur place, mercredi, après quoi le ministère québécois de l’Environnement devrait s’occuper de cadavre.

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