Publié par : Sibylline | avril 26, 2016

Exercice anti-pollution en Méditerranée

Jason-depollutionMardi 26 Avril 2016 (Lisa Melia). Que faire si un navire entre en collision avec un pétrolier au large de Monaco ? Pour répondre à cette question et se préparer à la lutte contre la pollution en mer, les autorités françaises, italiennes et monégasques organisent un exercice anti-pollution.

C’est un hasard, comme il en arrive parfois : ce weekend, une fuite de pétrole dans la Méditerranée, causée par la rupture d’un pipeline d’une raffinerie au nord de Gênes, a déclenché le plan RamogePol. Cet accord pour la prévention et la lutte contre la pollution du milieu marin fête justement ses 40 ans en 2016. Des cérémonies étaient organisées ce soir à Monaco et un exercice de lutte contre la pollution en mer a lieu demain matin, au large de Monaco.

Le scénario : la collision fictive entre un navire pétrolier et un navire routier à sept nautiques, des hydrocarbures lourds qui se déversent dans la Méditerranée et le lancement de deux missions simultanées : remorquer en urgence le navire abîmé et prévenir la marée noire. Deux équipages de chalutiers y participent. A leurs bords, des marins-pêcheurs azuréens qui, ce matin, ont été formés par les officiers du Centre d’expertises pratiques de lutte antipollution (CEPPOL) de la marine.

Un peu avant 8h, les quatre pêcheurs se sont réunis sur le port de Nice, près du Jason, la fine fleur de la flotte anti-pollution de la Méditerranée. Le navire, normalement basé à Toulon, est le premier mobilisé en cas de marée noire. Il embarque des outils pour aspirer les polluants, les empêcher de s’étendre, les aspirer et les stocker avant de revenir au port. Objectif de la matinée : montrer aux pêcheurs le fonctionnement de trois chaluts spécialisés pour les cas de pollution, qui peuvent être utilisées directement sur leurs bateaux.

Pour le capitaine de frégate Yann Bizien, porte-parole de la préfecture maritime de la Méditerranée, les pêcheurs sont un maillon essentiel de la protection des milieux marins : « nous n’avons rien à leur apprendre, si ce n’est le fonctionnement des filets. Ils connaissent la mer par cœur et ils peuvent nous aider à traquer les polluants près des côtes, là où le Jason ne peut pas se rendre.

Au moment du naufrage du Prestige, quand 77 000 tonnes de mazout se sont déversés près des côtes de Galice, les pêcheurs ont participé à l’effort de nettoyage, en récupérant des galettes de polluant à l’épuisette. »

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