Publié par : Sibylline | avril 21, 2016

Mercure, arsenic… retrouvés dans des boîtes de thon. Enquête choc

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Le thon en boîte réserve bien des surprises : arsenic et mercure s’invitent dans vos assiettes. (Photo : Fotolia-antpkr)

21 Avril 2016 (Solène Bertrand). 60 Millions de consommateurs a analysé la composition de 15 boîtes de thon, vendues dans les grandes surfaces. Arsenic, mercure, fragments d’organes et arêtes ont été détectés.

Avis aux amateurs de thon : les boîtes de thon vendues dans les grandes surfaces contiennent certes du poisson, mais aussi de l’arsenic, du mercure et des arêtes. Une enquête de 60 millions de consommateurs réalisée sur 15 conserves met en évidence la présence de contaminants et de fragments d’organes. Le poisson, un poison ? Explications.

L’essentiel. C’est une enquête choc de 60 millions de consommateurs. L’association a analysé le contenu de 15 boîtes de conserves de grandes marques et de marques de distributeurs. Conclusion : on retrouve de l’arsenic, du mercure et du cadmium à l’intérieur. L’arsenic, par exemple, atteint 1,7 mg/kg pour la marque Capitaines Nat’, soit un taux six fois plus élevé que pour le produit distribué par Carrefour.
L’enquête révèle également la présence d’arêtes dans la composition de la chair et du jus. « Des traces d’ovocytes ont également été détectées dans le thon Cora », précise l’étude. Pour le surimi, certains produits proposent moins de 20% de poisson, de mauvaise qualité de surcroît, ainsi que de la farine, de l’huile, du sucre, du sel, des colorants et des additifs divers. Pour les noix de Saint-Jacques : près de la moitié d’entre elles contiendraient plus d’eau que de poisson.

15 marques passées au crible

Le thon en boîte est la star des salades estivales. La conserve de thon est un ingrédient incontournable des paniers pique-nique. Et pourtant… Loin de faire le plein de phosphore et de vitamines, les consommateurs dégustent non pas un produit de la mer bon pour la santé, mais ils absorbent de l’arsenic, du mercure. Du poisson au poison, il n’y a qu’un pas. 60 Millions de consommateurs a analysé le contenu de 15 conserves de grandes marques (Petit Navire,Saupiquet, Connétable, etc.) et de marques de distributeurs (CarrefourAuchanLeader Price,Casino, etc.). Si aucune trace de bisphénol A (susceptible d’être encore présent dans le revêtement interne de certaines boîtes) n’a été trouvée, arsenic, mercure et cadmium s’invitent dans vos assiettes.

Globalement, la conserve de thon de la marque Leader Price s’en sort le mieux. En revanche, pour le mercure, trois références dépassent la moitié de la valeur réglementaire, qui est de 1 mg/kg : Petit Navire (Ndlr Sibylline : encore lui (lien) !), Capitaine Nat’ et Odyssée (Intermarché). L’arsenic présent dans la plupart des conserves analysées atteint même 1,7 mg/kg chez Capitaine Nat’, un taux près de six fois plus élevé que dans le produit Carrefour, précise l’enquête.

La composition de la chair et du jus a également été analysée. Surprise : des arêtes, en quantité plus ou moins importante, ont été détectées. « Le thon Albacore au naturel de Cora est la marque qui en contient le plus. Mais on en trouve même dans le thon Saupiquet, pourtant l’une des références les plus chères de notre panel (tout de même 22,10 € le kilo) », souligne 60 millions de consommateurs.

Fragments de cœur et traces d’ovocytes

Le thon réserve encore bien des surprises : les consommateurs, pensant manger du thon fraîchement pêché, pourront aussi déguster les organes du poisson. Tout cela pour le même prix et dans la même boîte. « Trois références – Saupiquet, Pêche Océan (marque repère E. Leclerc) et Casino – présentent des fragments de cœur. Des traces d’ovocytes ont également été détectées dans le thon Cora », précise l’étude. En revanche, si vous mangez des sushis, vous pourrez avoir l’opportunité de manger des produits sains (Ndlr Sibylline : mais vous contribuerez à l’extinction des thonidés). Pour le surimi, si certaines marques ont diminué la présence d’additifs et augmenter le pourcentage de poissons (au moins 50%), certains produits demeurent catastrophiques avec d’une part moins 20 % de poisson, de mauvaise qualité de surcroît, et de la farine, de l’huile, du sucre, du sel, des colorants et des additifs divers », a expliqué Thomas Laurenceau de 60 millions de consommateurs, rapporte Europe 1. Alerte aussi sur les noix de Saint-Jacques : près de la moitié d’entre elles contiendraient plus d’eau que de poisson !

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