Publié par : Sibylline | avril 8, 2016

Marineland, derrière le spectacle, l’horreur des orques en captivité

Tilikum8 Avril 2016 (Adeline François). Des employés témoignent contre les pratiques du parc d’Antibes dans les colonnes de Society.

C’était son rêve de petite fille. Depuis ses 7 ans, Jenny rêvait de travailler au Marineland d’Antibes. Elle a fini par y décrocher un stage au terme duquel on a proposé de l’embaucher. Mais Jenny a refusé, dégoûtée par ce qu’elle a vue pendant son mois de stage. « Tous les matins », dit elle, « nous étions en cuisine pour vider les poissons à donner aux orques, on les vidait et on les bourrait de pilules : des vitamines, des calmants comme du Valium et des anti-dépresseurs. Quand nous posions trop de questions, on nous faisait clairement comprendre qu’il fallait se taire. » Se taire pour ne pas briser le rêve des millions de visiteurs qui viennent chaque année voir les orques et caresser les dauphins. Se taire pour ne pas menacer les emplois et l’économie locale.

c’est le magazine Society qui plonge, ce matin, dans les eaux troubles du parc d’attraction d’Antibes en pleine tourmente depuis les inondations qui ont submergés ses bassins, il y a 6 mois. Une orque est morte juste après. Six mois plus tard, le parc vient de rouvrir expliquant fièrement avoir pris un nouveau virage pour mieux respecter les animaux. Le spectacle des orques se fait désormais sur de la musique classique et non plus de la techno. « Il y a une prise de conscience », disent les dirigeants bien conscients que les zoos marins qui ferment les uns après les autres dans le monde sont dans le collimateur des défenseurs des animaux.

Un ancien dresseur d’orques du Marineland, John, se confie au magazine : il veut expliquer l’intelligence supérieure des cétacés. il raconte ainsi comment des orques du Marineland avaient trouvé le moyen de ne pas se faire enfermer : il y avait des grilles pour séparer les bassins la nuit, les orques s’organisaient entre elles pour les bloquer, en récupérant des pierres au fond du bassin et les plaçant sur les rails pour empêcher la fermeture des portes. En France, la législation condamne les actes de cruauté directe ou les défauts de soin. « La captivité n’est pas un délit »,explique l’association « C’est assez ». « Orques et eaux taries », enquête édifiante de Society cette semaine.

Ndlr Sibylline : « Blackfish » lève le voile sur les conditions de vie des orques en captivité (lien)

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