Publié par : Sibylline | mars 24, 2016

Scaph Pro, du Bassin aux Philippines

L’équipe de Scaph Pro et ses salariés locaux aux Philippines, au milieu des récifs artificiels de bambou en construction. © PHOTO SCAPH PRO

L’équipe de Scaph Pro et ses salariés locaux aux Philippines, au milieu des récifs artificiels de bambou en construction. © PHOTO SCAPH PRO

24 Mars 2016 (David Patsouris). Voilà maintenant presque vingt ans que l’association Scaph Pro a été créée à Lège-Cap-Ferret avec pour but la recherche océanographique, le recensement de la faune et la flore sous-marine, le développement de l’écotourisme et la protection de l’écosystème marin.

Depuis deux ans, elle est reconnue comme « organisation non gouvernementale » puisqu’elle travaille à l’étranger, et plus précisément aux Philippines, un archipel situé à l’est du Vietnam, du côté de Padre Burgos, une municipalité de la province de Quezon.

Après que le typhon Yolanda a ravagé ces îles en 2013, les responsables de Scaph Pro ont proposé leurs services. « Nous leur avons demandé comment nous pouvions les aider, raconte Jean-François Marailhac, le président de Scaph Pro. Dans les limites de nos compétences, évidemment. Et voilà comment nous avons commencé à monter un programme d’installation de récifs artificiels là-bas. »

Tout s’est si bien passé que Scaph Pro a aujourd’hui un bureau là-bas et emploie sept personnes pour fabriquer ces récifs en bambou. « Il y a là-bas une zone de corail qui a été dévastée par la pêche au filet, poursuit le président. Il s’agit donc de remettre des récifs artificiels dans l’eau pour y recréer de la vie en protégeant tous les alevins. Au-delà de la revitalisation biologique, un développement écotouristique est en vue au niveau de la plongée. »

Enfin, un étudiant de la faculté de Maasin est chargé du suivi scientifique des récifs. « Il y a déjà des résultats puisque nous sommes passés de 50 à 120 invertébrés et de 40 à 150 espèces de vertébrés dans ces récifs artificiels. »

Bouturage sous-marin

Scaph Pro et ses 48 bénévoles n’oublient cependant pas le Bassin. Ce sont eux qui ont cartographié la fosse du Mimbeau pour les besoins de l’élaboration du plan de prévention des risques littoraux.

« C’est l’une de nos quatre activités ici. Il y a donc la topographie marine, la biologie marine, avec le suivi des herbiers de zostères sur la façade est du Cap-Ferret par exemple, les récifs artificiels. Nous avons en effet mis en œuvre un programme de récifs artificiels au large d’Hortense, au Cap Ferret. Il a d’ailleurs réussi puisqu’il a fixé pas mal de sable grâce aux moules qui se sont agrégées sur les récifs. Et il y a enfin un département médias. Nous prenons beaucoup de photos et de vidéos durant nos missions ».

D’ailleurs, leur DVD « Faune et flore sous-marine du bassin d’Arcachon », s’est vendu, dixit Jean-François Marailhac, à plus de 2000 exemplaires. « Ce qui a permis de financer des missions ».

Pour 2016, l’association prévoit de poursuivre la mission aux Philippines et d’initier un autre programme de récifs artificiels au Sénégal. Sur le Bassin, Scaph Pro aura des missions de topographie au Cap-Ferret et peut-être au Pyla.

Enfin, elle a un dernier projet : « Nous voulons réimplanter la zostère marina avec du bouturage sous-marin. Nous demanderons au Parc naturel marin et à la mairie de Lège-Cap-Ferret une parcelle d’expérimentation. »

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