Publié par : Sibylline | février 23, 2016

Le « Modern Express » a été redressé (Espagne)

Le navire a été redressé et restitué à son propriétaire le mardi 22 février. (Photo : DR)

Le navire a été redressé et restitué à son propriétaire le mardi 22 février. (Photo : DR)

23 Février 2016. Le ro-ro Modern Express, entré au port de Bilbao le 3 février après une semaine de dérive en Atlantique, a été redressé le mardi 22 février. Il était arrivé au port avec une gîte de plus de 50 degrés. Smit Salvage considère donc l’opération terminée et a restitué le navire à son propriétaire, Cido Shipping, le 22 février à 16 h 35.

D’après les informations dont nous disposons, une grande quantité d’eau aurait été pompée de la machine et des ponts 5 et 7, ce qui expliquerait la forte gîte du navire. La provenance de toute cette eau n’est pas encore expliquée, mais aucune brèche n’apparaît sur la coque côté tribord, désormais sortie de l’eau.

Le ripage de cargaison ne serait donc toujours pas la cause de l’accident. Dès lors, l’affréteur va pouvoir travailler main dans la main avec son P&I club, puisque le ripage fait partie des clauses d’exclusion de prise en charge par le P&I.

Il reste à savoir si la cargaison sera déchargée à Bilbao, si le navire continue sur Le Havre, sa destination finale, ou vers un chantier naval. Si l’envahissement machine est confirmé, le navire aura de toute façon du mal à bouger du port basque par ses propres moyens, à moins de faire d’importants travaux. Le BEAmer est associé à un cabinet mandaté par le pavillon panaméen du navire pour mener l’enquête.

Ndlr Sibylline : concernant la cargaison (source)

Le bois scié serait toujours saisi. Les gros engins de travaux sont finalement au nombre de deux. Les huit autres signalés sont de petits engins d’une ou deux tonnes.

Concernant l’accident (Pierre-Yves D.)

Apparemment ce n’est pas la cargaison qui a ripé ! Uniquement un problème de ballast ? A-t’on évoqué cette hypothèse : une tentative de le couler volontairement pour toucher les assurances, une fraude qui s’appelait jadis baraterie (au 19ème siècle). Une autre chose m’étonne il n’y a eu, à ma connaissance, dans la presse aucun témoignage du capitaine ni de l’équipage ! Normalement le capitaine fait un rapport de mer, dans le temps ce rapport était souvent donné en intégralité dans la presse ….

Autre hypothèse (Morry E.) basé sur l’exemple du Cougar Ace, voiturier en perdition dans les îles aléoutiennes, le 23 Juillet 2006.

« Le navire était en train de vider ses ballasts pour les re-remplir d’une eau “locale” (BWE operation) avant de pénétrer dans les eaux américaines, pour respecter une législation qui vise à éviter les contaminations par des espèces aquatiques alien. Mais l’opération se passe mal, et le navire, déséquilibré, se retrouve couché sur le flanc. »

Rapport d'expertise

Rapport d’expertise

Le Cougar Ace

Le Cougar Ace

Le renouvellement de l’eau des ballasts est une procédure délicate, et particulièrement sur ces types de bateaux au fardage important. Afin de maintenir la stabilité du navire, il faut en permanence compenser l’eau vidangée par de la nouvelle. On doit vider et remplir en même temps, surveiller l’assiette, et surtout la gite. Extrait de « dans le sillage de Titan salvage ».

mv-cougar-ace-infographic

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