Publié par : Sibylline | janvier 29, 2016

Nouvel essai de remorquage du cargo Modern Express samedi (Golfe de Gascogne)

Le Modern Express, en dérive, devait bientôt arriver au Havre (Seine-Maritime). (Photo © Salvamento Maritimo).

Le Modern Express, en dérive, devait bientôt arriver au Havre (Seine-Maritime). (Photo © Salvamento Maritimo).

29 Janvier 2016. Un nouvel essai de remorquage du Modern Express sera tenté samedi. La Marine nationale surveille le cargo en détresse, qui s’approche lentement des côtes françaises.

La tentative de remorquage du Modern Express a échoué ce vendredi au large des côtes de La Rochelle. Samedi, les spécialistes du sauvetage en mer feront un nouvel essai. Pendant ce temps, le cargo dérive toujours. Et il s’approche de nos côtes à environ 1 nœud, soit moins de 2 km/h (Ndlr Sibylline : d’autres sources d’informations parlent de 5 km/h). Lentement, mais sûrement. Le roulier Modern Express, long de 164 mètres, est surveillé de près par la Marine française, venue épauler le remorqueur de haute mer l’Abeille Bourbon.

Les opérations sont coordonnées par la Préfecture maritime à Brest. Et la situation n’est pas facile à gérer.

De lourdes oscillations

Car le cargo rempli de bois (Ndlr Sibylline : bois issu de coupes légales des forêts gabonaises ?), donc très lourd, est fortement incliné sur le côté avec une gîte énorme : 50 degrés. Et la houle atlantique, d’environ quatre mètres, lui imprime de lourdes oscillations. Du coup, l’équipe d’évaluation n’a pas trouvé pour l’instant de solution pour embarquer afin de permettre l’amarrage du filin d’acier de la remorque.

Le navire est comme couché sur l’eau, presque perpendiculaire. Comment en est-il arrivé là ? Le roulier a semble-t-il été déséquilibré par le déplacement intempestif de sa cargaison de 3600 tonnes de bois et de 350 tonnes d’engins publics en raison du roulis.

La difficulté consiste à déposer des spécialistes à bord, ce qui est indispensable pour organiser l’amarrage du remorquage.

« Comme un mur d’escalade sans prise »

« On a une grande structure d’acier, comme un mur d’escalade sans prise. Faire monter des personnes à bord est très délicat car il n’y a pas de point d’accroche », explique le capitaine de frégate Louis-Xavier Renaut, porte-parole du préfet maritime.

La société néerlandaise spécialiste de renflouement et remorquage Smit Salvage, mandatée par l’armateur du cargo, doit tenter ce vendredi après-midi de vendredi de préparer le Modern Expresspour un remorquage, avec une équipe spécialisée de quatre personnes montant à bord.

Plusieurs bâtiments se trouvent maintenant sur zone : une frégate française de lutte anti-sous-marine, le Primauguet, avec à bord un hélicoptère, et un remorqueur de la Marine nationale, L’Abeille Bourbon, transportant les experts de sauvetage mandatés par l’armateur.

Deux remorqueurs espagnols, engagés par la société de sauvetage, sont également sur site, ainsi qu’un bâtiment de dépollution de la Marine nationale, L’Argonaute, envoyé « par mesure de prévention ».

Le Modern Express, un navire de construction assez récente (2001) sous pavillon panaméen, naviguait du Gabon vers Le Havre quand il a lancé un appel de détresse, le 26 janvier, à 150 milles (280 km) de la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, au large de La Corogne.

Si les 22 membres d’équipage ont été hélitreuillés sains et saufs, le cargo menace nos côtes. Avec, à bord, 350 tonnes de carburant. Les autorités espèrent bénéficierce vendredi d’une météo un peu plus clémente pour freiner sa dérive, puis le remorquer dans un port (Ndlr Sibylline : l’opération a échoué à cause de l’importance de la houle).

Source Premar Atlantique

Source Premar Atlantique

Ndlr Sibylline : aux puristes de la marine, le bateau ne « gite » pas, il « donne de la bande » ! Mille sabords !

Explication Pierre-Yves D. :

Précision de vocabulaire entre gîter et donner de la bande : les deux termes désignent le fait qu’un navire est incliné transversalement. Giter est normal pour un navire, un voilier gite sous l’effet du vent sur la voilure. Donner de la bande est volontaire (par déplacement des masses) ou involontaire, lorsque la cargaison a ripé, le navire donne de la bande. Donc pour le situation du « Modern express » on doit utiliser l’expression donner de la bande : le navire donne 50° de bande sur tribord »

Source


Catégories

%d blogueurs aiment cette page :