Publié par : Sibylline | janvier 27, 2016

Massacre aux requins sur la plage de PK12 à Punaauia (Tahiti, Polynésie française)

© Alban Gabillon

© Alban Gabillon

Mercredi 27 Janvier 2016. Depuis le début de semaine, sur Facebook,  trois photos font le buzz : on y voit des petits requins à pointe noire échoués sur la plage du PK 12, à quelques mètres à peine du magasin Week-end. 

Nous avons réussi à joindre Alban Gabillon, l’auteur des photos : “La semaine dernière, lorsque je me suis réveillé, j’ai vu quatre petits requins qui flottaient le ventre en l’air sur dix centimètres d’eau. Je suis allé sur la plage et les ai sortis de l’eau pour prendre une photo. C’était des petits requins de 50 centimètres.”

Après avoir discuté avec les gens du quartier, il apprend que la nuit, des pêcheurs viennent “pêcher à la ligne dans le lagon et attrapent des petits requins qu’ils laissent pourrir sur la plage…”

Le phénomène s’est reproduit cette semaine. Cette fois, lundi, ce sont deux petits requins qui sont retrouvés morts sur la plage. Un autre gît le ventre en l’air dans le lagon. Excédé par ce comportement, l’internaute décide de publier les photos sur Facebook, mardi soir, ce qui ne manque pas de faire réagir la Toile. Moins de 24 heures après leur publication, elles avaient déjà été partagées plus de 600 fois.

Du côté de la mairie, des services de police et de la gendarmerie, personne n’était au courant des faits, hier matin, et c’est La Dépêche qui les a avertis. La mairie a envoyé les muto’i sur place pour constater les faits : ils ont retrouvé un petit requin mort, qu’ils ont enterré, les autres avaient été dispersés au large par le courant. Alban Gabillon compte bien déposer une plainte contre X, pour que ce genre de massacres s’arrête.

La direction de l’environnement (Diren) a d’ailleurs laissé un message sur Facebook demandant à quiconque aurait des renseignements sur les faits de la contacter. En effet, les requins font partie des espèces protégées par le code de l’environnement de la Polynésie française.

Les pêcheurs responsables de cette pêche encourent jusqu’à trois mois de prison et un million de francs d’amende. Et il faut compter double peine pour une récidive…

Ndlr Sibylline : l’île de la Réunion gagnerait à sortir de l’âge de pierre en prenant exemple sur la Polynésie française qui interdit la destruction des requins. A sa différence, il y a des « natifs » polynésiens tandis que l’île de l’océan indien a été, quant à elle, colonisée par des européens. Ceci explique peut-être cela dans la différence de respect à la nature, inexistant pour la première. Un article du 26/01 du JIR met en exergue les véritables raisons du massacre de la Réunion, petit business fort juteux pour ceux qui ont décroché la timbale, service d’intérêt privé payé par de l’argent public…

massacre-requins-reunion-business

Pour suivre les massacres (officiels et top secret pour les prises accessoires et les espèces protégées), c’est ici : http://www.info-requin.re/prelevements-r67.html

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