Publié par : Sibylline | janvier 8, 2016

Port de Bayonne : les laminoirs de Celsa concentrent l’inquiétude (Pyrénées-Atlantiques)

Le collectif des associations environnementales (Cade) émet de forts doutes sur le projet de création de deux laminoirs par la société Celsa. ©JEAN-YVES IHUEL

Le collectif des associations environnementales (Cade) émet de forts doutes sur le projet de création de deux laminoirs par la société Celsa. ©JEAN-YVES IHUEL

8 Janvier 2016. Après les réserves d’élus locaux, d’habitants, le Collectif des associations environnementales alerte sur les conséquences du projet.

Emissions polluantes, impact sur la nappe phréatique : le Collectif des associations environnementales (Cade) émet de forts doutes sur le projet de création de deux laminoirs par la société Celsa, sur le port de Bayonne. Précisément dans le prolongement des installations actuelles de l’aciérie, sur des terrains tarnosiens.

50 millions d’euros

L’industriel prévoit d’investir 50 millions d’euros, dans une extension de plus de 30 000 m2 qui recevra dans deux laminoirs. De quoi porter sa production d’acier de 700 000 tonnes annuelles à 1,2 millions. En termes d’emploi, Celsa affiche la perspective de 300 créations de postes (Ndlr Sibylline : quid de ce que cela fera perdre au tourisme ?).

Pollution de l’air

Mais ce ne sont pas les seuls volumes qui vont augmenter avec ce projet. Après les communes voisines, des habitants, le Cade insiste à son tour, dans un texte très détaillé (celui remis à l’enquêteur public dans ce dossier) sur « une hausse de plus de 280% » des émissions de CO2 par l’entreprise portuaire, à l’horizon 2019.

A cette échéance, les rejets d’oxyde d’azote vont aussi croître considérablement. Le Cade précise que ces rejets, « combinés notamment à l’émission de dioxyde de souffre, sont à l’origine de la formation d’ozone troposphérique ». Le Cade résume pour le commun des mortels : il s’agit d’ « un des polluants majeurs de l’air« .

Ponctions dans la nappe phréatique

Les militants écologistes s’inquiètent de l’air, mais aussi de l’eau. Car pour son activité, l’aciérie en est gourmande. Elle en puise dans la nappe phréatique. Le Cade estime que son autorisation de ponctionner 145 m3 par heure est déjà catastrophique au plan écologique. « Avec les nouveaux équipements, ce sont 205 m3 par heure qui seront pompés » dans la réserve souterraine.

Noria de camions

Ajouté à ces données, un trafic de camions accru (de 7 à 10 camions par heure) ne fait que renforcer la défiance du Cade.

Silence radio chez Celsa

Notre demande d’interview de Patrick Gilet, directeur de Celsa France, a été rejetée par le groupe.

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