Publié par : Sibylline | janvier 8, 2016

Les émetteurs des bélugas perdus dans le fleuve (Canada)

Un des six bélugas sur lequel l’émetteur satellite a tenu pendant quelques jours. Photo courtoisie : Yannick Rose.

Un des six bélugas sur lequel l’émetteur satellite a tenu pendant quelques jours. Photo courtoisie : Yannick Rose.

Vendredi 8 Janvier 2016 (Stéphanie Gendron). Les scientifiques qui voulaient savoir où les bélugas du Saint-Laurent passent l’hiver ont raté leur coup. Tous les émetteurs satellites fixés sur les baleines se sont décrochés en moins de deux semaines.

En novembre dernier, six bélugas mâles avaient été équipés d’émetteurs satellites. Les spécialistes ont ciblé des mammifères marins et utilisé un fusil à air comprimé avec une balise attachée à une flèche pour installer les émetteurs sur les animaux.

Ndlr Sibylline (source) : « Deux crampons acérés et stérilisés qui pénètrent sous la peau ont permis de fixer correctement les émetteurs sur les animaux. »

«Nous avons retenu la méthode la moins invasive (Sib : on imagine ce que doivent être les autres !) et testée ailleurs dans le monde, soit des émetteurs satellites», d’indiquer Robert Michaud, directeur du GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins). «Le risque était réel, mais acceptable».

«Nous avions un très bon tireur, il n’y a aucun doute, mais il y avait beaucoup de facteurs à considérer pour atteindre la cible exacte: le dynamisme des animaux, le bateau qui bouge particulièrement en novembre et le petit endroit ciblé, soit la crête dorsale», a expliqué Véronique Lesage, chercheuse scientifique sur les cétacés chez Pêches et Océans Canada.

Argent perdu

En 10 à 13 jours, elles ont toutes cessé d’émettre, le dernier signal remontant au 3 décembre dernier. Mme Lesage n’hésite donc pas à parler d’insuccès. «Treize jours de données, c’est peu».

Il s’agit donc d’une perte de temps et d’argent, chaque balise coûtant 4000 $. «En ce qui concerne Pêches et Océans, on peut parler d’environ 15 000 $ investis pour nos travaux sur le terrain et en temps de transmission satellite à payer», a indiqué Véronique Lesage.

Pour ce qui est de GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins), le directeur Patrice Corbeil estime les dépenses à environ 10 000 $.

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