Publié par : Sibylline | décembre 2, 2015

337 baleines se sont échouées sur les côtes de la Patagonie chilienne

varamiento-masivo-ballenas-Golfo-de-Penas22 Décembre 2015. ENVIRONNEMENT – Plus de 300 baleines ont été trouvées mortes dans un fjord isolé de la Patagonie chilienne, à l’extrême sud du pays, ce qui pourrait constituer l’un des plus grand échouage de cétacés jamais constaté, ont annoncé mardi 1er décembre des chercheurs.

« C’était une vision apocalyptique. Je n’avais rien vu de semblable », a déclaré à l’AFP Vreni Häussermann, la directrice du centre scientifique Huinay, qui a participé à l’expédition ayant trouvé les baleines échouées. Ces chercheurs ont mis en place cette expédition après la découverte en avril d’une vingtaine de baleines d’une espèce protégée qui avaient été trouvées mortes dans cette région du Chili, à quelques 2000 km au sud de la capitale, Santiago.

Ces premières baleines appartenaient à l’espèce protégée « Sei », autrefois très prisée par la pêche et qui peut mesurer jusqu’à 16 mètres de long et peser 30 tonnes. Lors d’un vol de reconnaissance, réalisé en juin au-dessus de la zone par cette équipe de scientifiques, ils ont pu observer un nombre bien plus élevé de cétacés morts.

« Nous avons pu compter 337 baleines mortes, en incluant les cadavres et les squelettes », a déclaré Vreni Häussermann à l’AFP. Outre le survol, des photos aériennes et satellites ont été utilisées pour parvenir à ce total. « Il y a encore de nombreuses zones que nous n’avons pas pu atteindre, il est donc probable qu’il y ait davantage de baleines mortes », a ajouté Häussermann.

Aucune blessure apparente

L’endroit où ont été trouvées les baleines est un fjord très difficilement accessible. Les causes de ce phénomène d’échouage massif, qui pourrait être l’un des plus important jamais enregistré par des scientifiques, seront expliquées prochainement dans la revue National Geographic, qui a financé le survol.

Ndlr Sibylline : ce n’est pas avec un survol que l’on peut expliquer un échouage, excepté si celui-ci a lieu pendant des activités anthropiques à proximité. Seules des autopsies peuvent permettre une analyse objective du phénomène. Etant donné que l’information est restée secrète (on ne sait si les autorités ont demandé aux scientifiques de ne pas ébruiter la nouvelle ou si les scientifiques ont voulu faire un scoop avec National Geographic), les carcasses ont largement eu le temps de se décomposer et leur exploitation devient donc difficile, outre que s’il y avait des modifications des paramètres environnementaux, les analyses aujourd’hui ne voudraient pas dire grand’chose.

Endroit de la découverte

Endroit de la découverte

Les scientifiques à l’origine de la découverte avaient souligné qu’aucune des baleines ne portait de traces de blessures, privilégiant la piste d’un excès d’algues ou d’un virus. Par ailleurs, une enquête des autorités chilienne après la découverte du mois d’avril avait écarté toute intervention humaine dans la mort des cétacés.

Ndlr Sibylline : les baleines étaient déjà décomposées au mois de Mai, lors de la première découverte des animaux. Une origine anthropique ne peut donc être écartée, un trauma d’origine acoustique, par exemple, nécessitant des cadavres frais.

Sachant que, selon les connaissances actuelles, les rorquals de Rudolphi ne se réunissent par centaines (contre des groupes de 2 à 10 individus habituellement) que lors des rassemblements massifs de nourriture, il n’est pas impossible que des activités humaines, à proximité des aires de nourrissage, aient eu lieu. En effet, cette zone peu fréquentée est un terrain idéal pour faire des expériences loin de tout. Des activités ont été répertoriées sur cette carte :

map-Golf-Penas-Chile-hazardous-operation

@Stranded No More : “hazardous operations involving space debris”. Opérations dangereuses incluant des débris spatiaux…

Nous avons donc lancé un appel à témoins au Chili afin d’obtenir des informations de la part de gens de mer, pêcheurs notamment, pour savoir si des observations inhabituelles avaient été faites, afin de savoir si ces « débris spatiaux » ne cachaient pas autre chose.

A la même période : Mort mystérieuse de plus de 1300 oiseaux au Chili (lien). A ce moment, c’était la pêche qui était pointée du doigt. Où ils savent ce qui se passe où ils ne veulent pas le savoir !

Cette trouvaille scientifique intervient alors que se tient en ce moment à Paris la COP21, la conférence mondiale sur le climat qui doit traiter notamment de l’importance des océans dans cette problématique.

#Cop21, #Cop21cduflan, #Cop21thebigfake

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