Publié par : Sibylline | décembre 1, 2015

Deux nouveaux cas de grippe aviaire en Dordogne

une zone de protection sanitaire a été créée autour de l’élevage où la contamination a été constatée la semaine dernière. Crédit photo Mehdi Fedouach/AFP

une zone de protection sanitaire a été créée autour de l’élevage où la contamination a été constatée la semaine dernière. Crédit photo Mehdi Fedouach/AFP

1er Décembre 2015 (Patrick Bèle). Deux nouveaux cas de grippe aviaire ont été détectés en Dordogne dans des élevages, a annoncé, lundi, le ministère de l’Agriculture, qui procédait à des contrôles dans le cadre d’un plan national d’intervention sanitaire d’urgence.

«Afin de protéger et limiter la propagation de la maladie à d’autres élevages d’espèces sensibles, les services du ministère de l’Agriculture procèdent actuellement à l’abattage de l’ensemble des animaux des élevages concernés et ont décidé la mise en place de mesures de biosécurité dans tout le département», selon le ministère de l’agriculture.

Pas de contamination par consommation de viande

Le ministère de l’Agriculture a rappelé, dans son communiqué, «que la grippe aviaire n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande, oeufs, foie gras, et plus généralement de tout produit alimentaire». Le département de la Dordogne est un important producteur de foie gras. La Corée du sud a annoncé vendredi dernier avoir interdit l’importation de volaille française.

L’alerte a été donnée il y a une semaine. C’est la première fois depuis 2007 qu’un élevage français est contaminé par le virus H5N1. La contamination a été détectée sur une vingtaine de volailles vivant sur un terrain servant de basse-cour à des éleveurs vivant à Biras en Dordogne, entre Périgueux et Brantôme. Le plan national d’intervention sanitaire d’urgence (PISU) a été activé. Celui-ci prévoit l’abattage de tous les animaux de la ferme, des restrictions à la circulation des animaux et des personnes se trouvant dans l’environnement immédiat du foyer de contamination. Les lieux doivent être désinfectés et les carcasses détruites. Autour du site de Biras, une zone de protection de trois kilomètres a été mise en place, où l’ensemble des animaux domestiques est confiné, y compris chiens et chats pour éviter toute dissémination.

En outre, la vente de volatiles vivants et la chasse ont été interdites dans une zone de surveillance de 10 kilomètres de rayon.

Certaines souches de virus de la grippe aviaire sont hautement pathogènes. Les plus dangereuses pour les volailles et les oiseaux sont des variantes du H5N1. Le H5N1 est capable de s’adapter à l’homme. Il est donc particulièrement surveillé. Aucune transmission interhumaine (Ndlr Sibylline : inexact, elle a déjà été documentée dès 2007 dans plusieurs pays du Sud Est asiatiques) n’a été constatée, mais le virus continue de faire une trentaine de victimes humaines par an dans le monde parmi les personnes travaillant dans des élevages de volailles.

Pour l’instant, l’origine de la contamination n’a pas été déterminée. Il pourrait s’agir d’un oiseau sauvage entré en contact avec l’une des volailles de l’élevage.

Ndlr Sibylline : les deux nouveaux foyers concernent des souches hautement pathogènes (dont une H5N2, l’autre indéterminée), a annoncé le ministère de l’Agriculture le 30 novembre. L’analyse phylogénétique des séquences H5 et N1 du virus du premier foyer montre que celles-ci ne sont pas directement apparentées aux séquences des virus H5N1 hautement pathogènes de la lignée asiatique.

En savoir davantage sur la grippe aviaire : H5N1 et faune sauvage (lien), retour à l’année 2004 !

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