Publié par : Sibylline | novembre 13, 2015

Un plastique 100 % algues (Ile-et-Vilaine)

© Yann Peucat

© Yann Peucat

13 Novembre 2015 (Marine). Une alternative au plastique sans aucun dérivé de pétrole, voilà ce qu’offre la PME bretonne, Algopack, qui emploi désormais 90 personnes. En 2011, Algopack déposait un brevet : la start-up avait découvert dans les algues brunes une molécule naturelle « qui se comporte comme les molécules utilisées dans les matériaux pétro-sourcés habituels ». Ainsi ces algues sont un matériau qui permet de créer un « plastique » qui exclu tout emploi de dérivé de pétrole.

Remy Lucas, le fondateur de l’entreprise, prouve le côté révolutionnaire et vertueux d’une telle découverte. L’algue est essentielle pour l’écosystème, « elle capte 960 kg de CO2 à la tonne, elle ne consomme pas de pesticides, ni d’engrais et elle envoie de l’oxygène à la mer ». Dans un souci écologique, Algopack a choisi de cultiver les algues pour perturber au minimum l’écosystème marin, de même l’entreprise utilise des espèces locales, non invasives. L’ambitieuse start-up s’est ainsi assurée que les algues présentent au Japon, aux Etats-Unis et en Irlande sont aussi compatible afin qu’une présence internationale ne contredise par leur éthique. De plus Algopack contribue à l’économie circulaire : la matière disparaît en 12 semaines en terre et se dégradera en quelques heures sans polluer, si elle finit dans l’eau.

Cependant, malgré des clients et partenaire dans le secteur de l’automobile, du packaging, ou de la grande distribution, l’Algopack se développe pour le moment majoritairement sur des petits marchés. En effet la production est encore faible et la matière opaque. De plus l’Algopack ne possède pas encore l’aptitude au contact alimentaire, bien que la start-up travaille à trouver des laques végétales, sans plastique, qui empêcheront que le matériau ne se dégrade au contact de la nourriture. Néanmoins Remy Lucas reste positif, il explique que « le plastique a mis 50 ans avant d’être vraiment compatible à tous les domaines ».

Ndlr Sibylline : quel impact de l’algoculture sur le milieu (Algopack reçoit une tonne d’algues/semaine (chiffres de 2014)) ? Dans ce projet : lien, 10 000 bouées et 3000 blocs de béton étaient envisagés.

Diminuer notre surconsommation de matières premières serait également souhaitable.

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