Publié par : Sibylline | octobre 10, 2015

La France vient de doubler son territoire sous les océans

Photo prise en mai 2001 d'un coucher de soleil à 900 milles nautiques (1600 kms) des côtes atlantiques françaises. AFP PHOTO MARCEL MOCHET

Photo prise en mai 2001 d’un coucher de soleil à 900 milles nautiques (1600 kms) des côtes atlantiques françaises. AFP PHOTO MARCEL MOCHET

10 Octobre 2015. En signant quatre décrets, la France a étendu de plus de 500.000 km2 son territoire maritime. 

La France vient d’étendre son domaine maritime de 579.000 km2, près de l’équivalent de la superficie de l’Hexagone. Quatre décrets ont été publiés fin septembre au Journal Officiel (JO), fixant les limites extérieures du plateau continental français au large de la Martinique et de la Guadeloupe, de la Guyane, des îles Kerguelen et de la Nouvelle-Calédonie, rapporte samedi l’AFP. Un atout pour Paris qui accroît ainsi ses droits souverains sur les ressources du sol et du sous-sol marin en vue d’une exploitation future.

C’est l’ONU qui le demande. La France peut ainsi (continuer de) revendiquer la deuxième place en termes de puissance maritime, juste derrière les Etats-unis, avec 11 millions de km2 de Zone économique exclusive (ZEE). La publication de ces textes fait suite aux recommandations en ce sens de la Commission des limites du plateau continental (CLPC), un organe établi par la convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982). Les droits d’un Etat sur cette zone ne s’exercent cependant que sur le sol et le sous-sol marin et non sur la surface de l’eau, qui reste du domaine international.

Qu’y a-t-il sous ces eaux ? « Il y a sûrement un enjeu de souveraineté, mais l’enjeu principal c’est l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol marin », explique Walter Roest, ancien responsable auprès de l’Ifremer du programme national d’extension raisonnée du plateau continental (Extraplac), et aujourd’hui membre de la CLPC. Certains pays ont commencé à mener des campagnes d’exploration dans ces zones, mais aucun n’est pour l’instant en mesure d’exploiter les richesses qui pourraient s’y trouver, tels des hydrocarbures, sulfures hydrothermaux, encroûtements cobaltifères, nodules polymétalliques, ressources biologiques ou terres rares, des métaux au coeur des nouvelles technologies.

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