Publié par : Sibylline | octobre 7, 2015

Méditerranée : Le logiciel repérant les baleines doit se développer sur plusieurs bateaux

Un cétacé mort après une collision avec un navire. - Souffleurs d'écume

Un cétacé mort après une collision avec un navire. – Souffleurs d’écume

Mercredi 7 Octobre 2015 (Amandine Rancoule). Comme seulement dix bateaux sont dotés de Repect, l’association Souffleurs d’écumes lance un financement participatif pour en équiper trente…

Les collisions avec les bateaux. Voilà la première cause de mortalité des baleines et des cachalots en Méditerranée. « Il y a entre 8 et 40 collisions, parfois mortelles, par an en Méditerranée occidentale », souligne Pascal Mayol, le directeur de Souffleurs d’écume.

L’association varoise développe depuis quelques années un système, nommé Repcet pour réseau de report des positions de grands cétacés, permettant aux navires évoluant dans le sanctuaire Pelagos de repérer les cétacés en temps réel et donc de les éviter. Le sanctuaire Pelagos est un espace maritime de 87 500 km². Il fait l’objet d’un accord pour la protection des mammifères marins entre l’Italie, Monaco et la France.

A bord des ferrys, le personnel signale sur le logiciel la position des cétacés, transmise aux abonnés de Repcet. Le logiciel définit aussi une zone de risque dans laquelle l’animal est susceptible d’évoluer. « Nous conseillons aux navires qui entrent dans ces zones de naviguer à 13 nœuds, indique Pascal Mayol. Au-delà, une collision avec la baleine serait mortelle pour elle ».

Seulement 3 000 baleines en Méditerranée

Mais pour l’heure, seuls dix bateaux sont équipés. « Il en faudrait trente pour que Repcet soit efficace », indique le directeur de l’association. Souffleurs d’écumes lance donc un financement participatif. En deux mois, l’association espère récolter 35 000 euros, pour équiper cinq nouveaux navires et sensibiliser les compagnies maritimes. Car seule la Méridionale a équipé l’ensemble de sa flotte. « Entre 2011 et 2014, la compagnie a observé 438 cétacés, souligne la Méridionale. En comptant les 79 observés entre janvier et juillet, elle en a repéré 517 ».

L’association Souffleurs d’écume souhaite également développer un système nocturne automatisé ou modéliser des zones de prévisions de présence de baleines. Car l’urgence est bien réelle. La Méditerranée compte environ 3 000 baleines et une centaine de cachalots. « Des études génétiques ont montré que ces populations de cétacés sont isolées de celles présentes en Atlantique, et par conséquent plus fragiles. De plus, leur faible nombre d’individus et leur faible taux de reproduction imposent de rester vigilants quant à l’avenir de ces deux espèces », souligne le sanctuaire Pelagos. Car selon ces études, plus de 6 % des individus identifiés en mer et près de 20 % des individus échoués montrent des traces de collision.

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