Publié par : Sibylline | août 10, 2015

L’Équateur proscrit les sacs plastique sur les îles Galápagos

Les déchets en plastique sont une menace pour la faune marine de l'archipel équatorien. Crédits photo : ©Rodrigo Buendia / AFP

Les déchets en plastique sont une menace pour la faune marine de l’archipel équatorien. Crédits photo : ©Rodrigo Buendia / AFP

10 Août 2015 (Mathilde Belin). Sacs et vaisselle en plastique sont désormais interdits sur l’archipel équatorien. Un million et demi d’oiseaux, de baleines et de tortues seraient victimes, chaque année, de ces déchets déversés dans l’océan Pacifique. 

L’Équateur fait la chasse aux sacs plastique. L’État sud-américain en interdit l’usage aux îles Galápagos à partir de ce lundi 10 août. Sur l’archipel, classé au patrimoine naturel mondial de l’Unesco, un déchet sur dix est en plastique. Ces détritus représentent un risque écologique considérable et menacent la biodiversité marine.

Dans ces îles paradisiaques et touristiques du Galápagos, un archipel de l’Équateur situé à l’Est de l’océan Pacifique, l’importation et la commercialisation des sacs plastique, mais aussi de la vaisselle jetable et des pailles, sont interdites. Seul le plastique biodégradable reste autorisé. Tous les produits en plastique seront désormais bloqués aux ports d’accès aux îles Galápagos, sur le continent.

Pour changer les habitudes de la population, qui jette les déchets en plastique dans la rue et dans l’océan, des milliers de sacs en toile, fabriqués sur place, ont été distribués. Une campagne de sensibilisation a également été menée.

Oiseaux, baleines et tortues victimes du plastique

Quelque 4,5 millions de sacs et de vaisselle en plastique sont utilisés par les 27.000 habitants des Galápagos chaque année, et 10% se retrouvent dans la nature. Si le préjudice financier est estimé à 500.000 €, les risques écologiques sont considérables : un sac plastique dans l’océan met plus de 400 ans à se décomposer. La faune exceptionnelle présente sur l’archipel en paye le prix fort.

«On a vu des tortues marines manger des bouteilles et des sacs en plastique qu’elles prennent pour des poissons», explique Bryan Mendioloza, volontaire du Parc national, dans un article de RFI. Un million et demi d’oiseaux, de baleines et de tortues seraient victimes chaque année des déchets en plastique déversés dans l’océan Pacifique.

L’Equateur ne compte pas s’arrêter aux seules îles Galápagos. Le gouvernement souhaite étendre l’interdiction à l’ensemble du pays et ainsi éliminer, au niveau national, les 8% de sacs plastique dans les supermarchés. D’autres pays comme la France font également la chasse aux sacs plastique.

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La mesure appliquée en France en 2016

L’Etat mène la guerre aux sacs plastique depuis presque dix ans dans l’Hexagone. Plusieurs mesures ont déjà été prises pour réduire leur consommation. Dans les supermarchés, les sacs en plastique donnés gratuitement ont été interdits en 2010, et ces sacs à usage unique sont taxés depuis 2014. Ces initiatives ont poussé les clients à opter pour des sacs réutilisables.

Depuis, le nombre de sacs plastique de caisse distribués en France dans les grandes surfaces est passé de 10,5 milliards en 2002 à 700 millions en 2011. Mais, selon le gouvernement, près de 17 milliards de sacs à usage unique seraient encore distribués, tels que les sacs dits des «fruits et légumes».

Le Parlement a voté en novembre l’interdiction des sacs plastique à usage unique à partir de 2016, et de la vaisselle jetable à partir de 2020, dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique. La fabrication de sacs à base d’amidon de maïs ou de pomme de terre – des matériaux biodégradables – sera favorisée. Il sera donc impossible de trouver des sacs plastique aux caisses de supermarchés, même payants, au 1er janvier 2016.

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