Publié par : Sibylline | juillet 18, 2015

Elle marche à l’eau, au soleil et au vent (Loire-Atlantique)

elle-marche-leau-au-soleil-et-au-vent18 Juillet 2015 (Basile Caillaud). Une plateforme combinant énergies de la houle, du vent, du courant et du soleil a été mise à l’eau, hier, à Saint-Nazaire.

9,50 mètres de hauteur, 3,5 mètres de large : vue de loin, le prototype conçu par la société Geps techno paraît ridiculement petit à côté de son gigantesque voisin de quai, le porte-hélicoptères Vladivostok.

Pourtant, cest un petit bijou de technologie qui a été mis à l’eau dans le bassin de Penhoët à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), hier matin. Son nom PH4S (traduisez Pilote hybride 4 sources). Une grande bouée qui fait office de plateforme de production d’électricité et dont la particularité est de combiner les énergies de la houle, du vent, du courant et du soleil.

« Quatre sources d’énergie différentes sur un seul et même flotteur, personne n’y croyait au départ. Pourtant, nous y sommes parvenus et c’est une première mondiale », se félicite Jean-Luc Longeroche, co-fondateur de Geps Techno.

Avec son éolienne, ses panneaux solaires, son hydrolienne et son système houlomoteur, la plateforme peut produire 6,5 kilowatts par heure. « Notre prototype s’adresse aux systèmes autonomes en mer, comme les structures offshores, les bouées scientifiques ou les sites isolés en mer », poursuit Jean-Luc Longeroche.

Le développement du PH4S s’est fait en partenariat avec des sociétés du Grand Ouest, dont Ifremer (Brest), Icam (Nantes) STX ou Mecasoud (Saint-Nazaire). Sa construction (1 million d’euros) a reçu le soutien financier de la banque publique d’investissement et des Régions Pays de la Loire et Bretagne.

Outre l’Ifremer, qui a déjà acheté le prototype et va le tester pendant un an, le navigateur Jean-Louis Étienne a également formulé une promesse d’achat à Geps techno pour utiliser la plateforme lors de son expédition Polar Pod.

Ndlr Sibylline : et pendant ce temps au Brésil…

Le système brésilien, contrairement aux parcs hydroliens en plein océan, présente l’avantage de la production d’électricité, et de son acheminement sur terre, ce qui évite la production des champs électriques et électromagnétiques fort destructeurs de biodiversité océanique.

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