Publié par : Sibylline | mai 21, 2015

Californie : les images de la marée noire à Santa Barbara (Etats-Unis)

L'état d'urgence a été décrété par le gouverneur de Californie afin d'accélérer l'intervention des équipes spécialisées dans le nettoyage des pollution aux hydrocarbures. Photo : Daniel Dreiffus / SIPA

L’état d’urgence a été décrété par le gouverneur de Californie afin d’accélérer l’intervention des équipes spécialisées dans le nettoyage des pollution aux hydrocarbures. Photo : Daniel Dreiffus / SIPA

21 Mai 2015. L’Etat de Californie a déclaré l’état d’urgence après la rupture d’un oléoduc, près de Santa Barbara, laissant des milliers de litres d’hydrocarbures se sont déversés dans l’océan.

Une nappe polluante de 14 kilomètres qui longe la côte pacifique, des boulettes d’hydrocarbures qui atteignent les plages… La Californie est confrontée a une marée noire d’envergure. Après la rupture d’un oléoduc près de Santa Barbara, au nord-ouest de Los Angeles, des milliers de litres d’hydrocarbures se sont déversés dans l’océan.

Face à cette situation dramatique, le gouverneur de Californie a décrété mercredi soir l’état d’urgence afin de pourvoir envoyer au plus vite des équipes spécialisées en charge du nettoyage. « Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger les côtes de Californie », a assuré Edmund Brown.

Des équipes de nettoyeurs, munis de combinaison blanche, ont déjà tenté, dans un premier temps, de récupérer, à l’aide de râteaux, les boulettes d’hydrocarbures sur la plage de Refugio Beach. Cette opération a nécessité l’évacuation d’un camping, dans cette zone touristique.

80.000 litres de pétrole répandus dans l’océan

Selon les dernières estimations des autorités, la fuite a été estimée à environ 400.000 litres, dont 80.000 litres qui se sont déversés dans l’océan. La fuite a été détectée mardi sur un oléoduc opéré par Plains All American Pipeline, qui a coupé l’approvisionnement en pétrole immédiatement. Celle-ci a précisé que le pétrole s’était déversé dans l’océan par le biais d’un conduit d’évacuation, qui a lui-aussi été bloqué.

« Il n’y a plus de pétrole qui s’échappe dans l’eau », assure la compagnie, ajoutant qu’elle regrettait profondément cette pollution et qu’elle faisait « tout son possible pour en limiter l’impact sur l’environnement ». Elle n’a pas pu préciser de son côté quelle quantité de pétrole avait fui.

Des critiques sur la rapidité de l’intervention de la compagnie

Rapidement, les premières inquiétudes se sont fait entendre, notamment de la part des groupes de défense de l’environnement. « Pourquoi n’y avait-il pas de système d’arrêt automatique sur cet oléoduc relativement nouveau, et pourquoi les premières mesures n’ont pas été plus efficaces pour arrêter la fuite ? », a questionné Owen Bailey, directeur du groupe Environmental Defense Center (EDC).

Avant de mettre en avant que « cette région abrite une vie sauvage incroyablement riche, notamment plusieurs espèces de baleines en danger, et cette côte est emblématique et attire des gens du monde entier. »

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