Publié par : Sibylline | avril 14, 2015

Un rorqual d’Omura s’échoue sur une plage australienne

D'après l'Union internationale pour la conservation de la nature qui l'a placé sur la liste rouge des animaux en dangers, seule une poignée de ces cétacés ont été observés." AFP/GEOFF PARRY

D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature qui l’a placé sur la liste rouge des animaux en dangers, seule une poignée de ces cétacés ont été observés. » AFP/GEOFF PARRY

Mardi 14 Avril 2015. Un spécimen très rare de rorqual, la Balaenoptera omurai, ou rorqual d’Omura, s’est échoué sur une plage isolée près d’Exmouth mardi 14 avril, selon les autorités locales. C’est la seconde fois seulement qu’une de ces baleines, dont l’espèce n’a été identifiée qu’au début des années 2000, est aperçue en Australie.

La baleine retrouvée mardi est une femelle juvénile de 5,68 mètres de long. Elle a été identifiée grâce à des tests ADN.

« Cette découverte est très importante pour les spécialistes des baleines de l’Etat d’Australie-Occidentale et pour les chercheurs du monde entier car le rorqual d’Omura a été si peu observé qu’on ne sait que très peu de choses sur lui », a commenté le ministre de l’environnement de cet Etat, Albert Jacob. « Le rorqual d’Omura n’a été décrit dans un journal scientifique pour la première fois qu’en 2003 », a-t-il poursuivi, ajoutant que ce cétacé n’évoluait apparemment que dans les eaux tropicales ou subtropicales.

Les rorquals sont des baleines à fanons (par opposition aux baleines à dents), dont la gueule est dotée de lames cornées qui forment une espèce de store suspendu à leur mâchoire supérieure. Grâce à elles, elles « piègent » leurs proies, de petits crustacés, avant de recracher les grandes quantités d’eau avalées en même temps.

Placé sur la liste rouge de l’IUCN

Le rorqual d’Omura présente outre son patrimoine génétique spécifique, des particularités au niveau du crâne. Elle possède, par rapport aux autres, un plus petit nombre de lames de fanon. « Les connaissances que nous pourrons tirer de ce spécimen nous aideront à mieux comprendre la distribution régionale de l’espèce », a ajouté le ministre.

D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) qui l’a placé sur la liste rouge des animaux en dangers, seule une poignée de ces cétacés ont été observés, en mer du Japon et en mer des Salomon. Ce que les scientifiques ne savent pas sur ce rorqual pourrait remplir des bibliothèques : ils ignorent en particulier tout de son mode de reproduction.

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