Publié par : Sibylline | février 20, 2015

Fin du dispositif post-attaque : 5 requins massacrés (île de la Réunion)

© G.M. Andrews/AP/SIPA

© G.M. Andrews/AP/SIPA

20 Février 2015. Le Préfet de La Réunion, Dominique Sorain, met un terme à la procédure post-attaque mise en œuvre à la suite de l’attaque mortelle de requin à la ravine Mula (Ndlr Sibylline de l’utilisation des ravines : Le requin a tué, certes, mais dites la vérité aux réunionnais ; dommage que la famille de la victime ne porte plainte contre l’Etat pour mise en danger de la vie d’autrui, cela permettrait l’ouverture d’une enquête… quoique les dépôts de plainte se perdent assez rapidement au Parquet de Saint-Denis). Dans un communiqué, la Préfecture précise que 5 squales ont été capturés dans le cadre de cette procédure.

Les conditions météorologiques actuelles sur le littoral de la Commune de l’Etang-Salé conduisent le Préfet de La Réunion à mettre un terme au dispositif post-attaque activé le 14 février 2015. Cette décision est confortée par le bilan des actions entreprises ces derniers jours, qui ont permis la capture ciblée de plusieurs requins aux abords immédiats du lieu de l’attaque mortelle.

Ndlr Sibylline : France info parle pourtant d’un bilan mitigé (source) : « 5 spécimens capturés, 3 bouledogues et  2 tigres, mais pas celui de 3 m 50 qui avait tué la vacancière au bord du rivage. » Appelé par son petit nom, le squale n’a pas voulu se dénoncer !

A ce jour, 2 requins tigres de 1,90 et 3 mètres ont été capturés lors des opérations. 3 requins bouledogues de 2, 2,20 et 2,50 mètres ont également été prélevés par les navires de pêche professionnelle qui sont intervenus dans des conditions difficiles sous la coordination du Comité régional des Pêches maritimes. L’ensemble de ces requins est actuellement en cours d’analyse (Ndlr Sibylline : comprendre à l’équarrissage pour destruction).

Il est rappelé que le dispositif post-attaque a été élaboré en concertation avec les acteurs impliqués (Ndlr Sibylline : triés sur le volet, toute voix dissonante étant évincée durement et promptement. C’est ce que l’on appelle la démocratie) dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin. Il s’inscrit dans une démarche sélective (Ndlr Sibylline : quid des prises accessoires sur les palangres, désormais cachées au public ?), visant exclusivement les espèces de requins potentiellement dangereuses pour l’homme (requin tigre et requin bouledogue), à proximité du lieu de l’attaque. Encadré par un arrêté préfectoral qui limite les actions dans le temps et l’espace, le dispositif s’appuie sur des méthodes de pêche précisément définies dans un protocole, prévoyant notamment l’interdiction du recours à toute technique de saumurage, ainsi que la relâche systématique de l’ensemble des captures accessoires (Ndlr Sibylline : taux de survie une fois rejetées ?).

Affiche Sauvegarde des requins

Affiche Sauvegarde des requins

Le Préfet rappelle que La Réunion demeure exposée au risque requin. Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal. Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d’accident.

panneau-risque-requin-reunion

Ce panneau a un sens !

Ndlr Sibylline : le fallacieux prétexte scientifique n’est même plus mis en avant ou comment massacrer pour le plaisir, aux frais du contribuable. Les sanguinaires enverront-ils des fleurs à la famille de la victime, avec l’argent si durement gagné ?

Nous sommes ravis de voir La logique, s’il en est une, dans le massacre des requins. On utilise donc des palangres, dont on appâte les hameçons… pour ??? Eh bien pour attirer les requins un peu plus près des côtes ! Le neurone du surfeur lifestyleur, de l’asso qui tortille du croupion pour avoir sa part du gâteau (il est des convictions fort fragiles devant le gain) ou du pêcheur qui a flairé le filon échappe parfois au bon sens commun. Mais ainsi va la France, gouvernée par force incompétence, ralliant à sa cause tout aussi incompétent. Et certains de se demander si le programme CHARC doit continuer… OUI, si les scientifiques français souhaitent continuer de se faire ridiculiser. L’argent ainsi économisé bénéficiera à toute la clique…

Petite note à propos des communiqués de presse qui tenteraient de nous faire croire que la présence des requins serait à l’origine de la baisse de fréquentation touristique… et qu’il faudrait donc massacrer encore davantage pour attirer le chaland. L’amalgame est fort tentant mais malheureusement, cela fait un certain nombre d’années que le déclin de la fréquentation frappe l’île (la crise chikungunya fut le point d’orgue), et cela bien avant la « crise » requins. Quand Madagascar (qui compte également de vilains requins dans ses eaux, dont certains réunionnais !) tirait son épingle du jeu en se restructurant en matière d’offre d’accueil, la Réunion ne cessait de dégringoler. Toutes les études INSEE – IRT sur la question mettent en avant les préférences des touristes suivantes : nuitées dans de petites structures conviviales (gîte rural ou chambre d’hôte) plutôt que des hôtels, offre de loisirs variée, et surtout : respect de l’environnement ! 80 % des touristes sont d’origine métropolitaine. L’île de la Réunion ne sait donc pas séduire de nouvelle clientèle et les étrangers ne viendront pas de sitôt avec la « gestion » actuelle du « risque requins ».

En 2013, le rôle des accidents liés aux requins dans la fréquentation de l’île, est ainsi présenté (source) : « Le recul de la fréquentation a sans doute été renforcé par deux autres facteurs : d’une part, les attaques de requins qui ont fait l’objet d’une large couverture médiatique nationale (ce ne serait donc pas les accidents eux-mêmes mais leur médiatisation, les responsables, encore faudrait-il démontrer le « sans doute ») ; d’autre part, la fermeture de plusieurs dessertes aériennes directes en 2012 en provenance de province, mais aussi de l’Océanie. »

A nos grands amis destructeurs de biodiversité, nous devons actuellement faire face à une recrudescence du nombre de victimes suite à des avalanches : 28 personnes sont mortes en France depuis le début de la saison hivernale, selon l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (Anena). Pourriez-vous venir raser les montagnes, que l’hécatombe cesse ! Nous cherchons aussi une solution pour faire cesser la neige quand les vacanciers prennent l’autoroute : elle les bloque et ce n’est pas bon du tout pour le tourisme. Un grand merci à nos sauveurs :-)…

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