Publié par : Sibylline | novembre 21, 2014

Littoral : les tempêtes hivernales ont fait reculer les côtes françaises

A Soulac-sur-Mer, le 30 janvier 2014. - © Jean-Pierre Muller - AFP

A Soulac-sur-Mer, le 30 janvier 2014. – © Jean-Pierre Muller – AFP

21 Novembre 2014 (Caroline Piquet). Tempêtes, pluies violentes et vagues immenses ont grignoté le littoral atlantique cet hiver 2013-2014. En matière d’érosion, cette année a pulvérisé tous les records depuis 1960. Si dans les années à venir les éléments continuent à se déchaîner, pour survivre, les habitants des côtes risquent de devoir reculer vers les terres.

Depuis 1960, de nombreuses tempêtes maritimes ont fait d’importants dégâts sur le littoral aquitain. Et pourtant, cet hiver 2013-2014 a pulvérisé tous les records en matière d’érosion du littoral, selon un rapport révélé jeudi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

20 mètres de perdus

En cause, la succession « sur quatre mois » de huit tempêtes et le « cumul d’énergie généré par les vagues » d’une « hauteur significative », selon les conclusions du rapport. « Les conséquences ont été notables sur l’érosion côtière, avec un recul du trait de côte évalué à plus de 20 mètres sur de nombreux sites ».

Enfin, conclut le rapport, « la puissance de la houle au cours de l’hiver 2013-14 a été très nettement supérieure aux données historiques, plus du double de la puissance de la plupart des derniers hivers ».

Tout le littoral atlantique en danger

Selon Le Figaro qui s’est procuré un autre rapport du BRGM sur « L’évolution de l’impact des tempêtes 2013-2014 sur la morphologie de la côte atlantique », le phénomène n’a pas touché que le littoral aquitain, mais l’ensemble de la côte atlantique, qui a subi, en tout, … une vingtaine de tempêtes!

Pour la première fois, selon le quotidien, la mer a avancé de 10 à 30 mètres, une première historique. Et les plages se sont affaissées de deux à quatre mètres. Problème: « le sable n’est pas revenu comme il aurait dû le faire naturellement cet été, et la côte est désormais beaucoup plus vulnérable », s’inquiète Cyril Mallet, ingénieur géologue au BRGM, interrogé par Le Parisien.

Reculer vers les terres

Le sable constitue la défense naturelle du littoral, ce qui signifie qu’en cas de nouvelles tempêtes cet hiver, même peu violentes, l’érosion serait alors plus forte qu’en temps normal. A l’avenir, les communes du littoral les plus exposées devront faire face à cette réalité : si dans les années à venir les éléments continuent à se déchaîner, pour survivre, il va falloir reculer vers les terres.

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