Publié par : Sibylline | novembre 10, 2014

Une trentaine de nouvelles espèces protégées par la convention de Bonn (Equateur)

La population des ours polaires est estimée entre 20 000 et 25 000 spécimens. | AFP/SVEN HOPPE

La population des ours polaires est estimée entre 20 000 et 25 000 spécimens. | AFP/SVEN HOPPE

10 Novembre 2014 (Le Monde, AFP). Après six jours d’« intenses négociations », les cent vingt pays signataires de la convention de Bonn (CMS), réunis à Quito, en Equateur, ont ajouté trente et un animaux à la liste des espèces migratrices à protéger, dimanche 9 novembre.

Parmi ces nouveaux inscrits figurent l’ours polaire, dont le territoire se rétrécit en raison du grand dégel arctique, ainsi que la gazelle à front rouge, originaire d’Afrique, ou la grande outarde, un oiseau présent de l’Europe à la Chine. Le lion africain, faute d’informations disponibles de la part des pays de la région, n’a cependant pas été ajouté à la liste.

Concernant le monde marin, vingt et une espèces de requins (parmi lesquels le requin-bouledogue et le requin-marteau), raies, baleines et poissons-scies, proposées par le Kenya, l’Egypte, Fidji, le Costa Rica, l’Union européenne et l’Equateur, ont été ajoutées à la liste – un record.

POLLUTION ET CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les espèces migratrices sont notamment menacées par le rétrécissement de leur habitat, par la chasse, ou encore par la dégradation de leurs aires d’alimentation.« De la pollution de nos océans par le plastique aux effets du changement climatique, du braconnage à la surexploitation, les menaces qui pèsent sur la faune migratrice finiront par affecter chacun d’entre nous », a prévenu Bradnee Chambers, secrétaire exécutif de la CMS, qui s’est félicité de l’« attention sans précédent » portée selon lui à cette cause.

Selon la convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, entrée en vigueur en 1983, les Etats doivent protéger les espèces migratrices qui vivent à l’intérieur ou qui traversent leurs juridictions nationales.

Avant la réunion de Quito, une centaine d’espèces migratrices étaient déjà inscrites à l’annexe I de la CMS, car considérées en danger d’extinction. A Quito, les trente et une nouvelles espèces se répartissent entre l’annexe I et l’annexe II. La prochaine conférence de la CMS se tiendra en 2017, aux Philippines.

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