Publié par : Sibylline | octobre 2, 2014

Les populations d’animaux sauvages en chute libre

wwf-20142 Octobre 2014. Fin septembre, le WWF a publié son rapport « Planète vivante 2014 » qui, entre autres, mesure l’évolution de plusieurs milliers de populations d’espèces vertébrées. Pour cela, le WWF a mis en place un indicateur nommé Indice Planète Vivante (IPV) qui prend en compte les évolutions d’environ 10 380 populations de 3 038 espèces de vertébrés à savoir des poissons, des reptiles, des amphibiens, des oiseaux et des mammifères. Le rapport 2014 est la dixième édition de cette publication bisannuelle du WWF et, l’ensemble de ces éditions montre une très régulière dégradation des populations d’animaux sauvages.

Au niveau global, l’IPV rendu public cette année indique une régression de 52 % des populations étudiées depuis 1970, soit un peu plus de quatre décennies. Ce sont les populations des espèces d’eau douce qui enregistrent le plus fort déclin avec 76 % devant les populations terrestres et marines avec 39 % pour chacune d’elles. Au niveau géographique, ce sont dans les régions tropicales que la valeur de l’IPV est la plus basse avec une régression de 56 % depuis 1970, il est à noter que cette régression semble colossale au niveau de l’Amérique latine avec – 83 %.

Concernant les causes, les principales menaces qui pèsent sur les populations sont, par ordre d’importance, l’exploitation, la dégradation et/ou les changements d’habitat et les pertes d’habitat avec respectivement une part de 37%, 31,4 % et 13,4 %. Les autres postes recensés par le WWF sont, le changement climatique, les espèces invasives, la pollution et les maladies avec respectivement : 7,1 %, 5,1 %, 4 % et 2 %.

Lors de la publication du rapport, Ken Norris, Directeur scientifique à la Zoological Society of London a déclaré « L’ampleur de la perte de biodiversité et les dégâts subis par des écosystèmes tout simplement essentiels à notre existence sont alarmants. Ces dégâts ne sont pas inévitables, car ils sont une conséquence du mode de vie que nous choisissons. ».

Même si le rapport n’y fait pas directement allusion, il faut quand même mettre en parallèle cette évolution d’une part, de celle de la croissance de la population humaine et d’autre part, de la croissance de la richesse globale. Ainsi, en 1970, la population mondiale était de 3,7 milliards d’êtres humains contre un peu plus de 7 milliards actuellement. De même l’estimation du PIB planétaire se situait aux alentours de 16 000 milliards de dollars au début des années 1970 contre plus de 70 000 milliards de dollars en 2014.

Source

Publicités

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :