Publié par : Sibylline | septembre 13, 2014

Douze requins pêchés en une semaine (île de la Réunion)

36 requins capturés en neuf mois. Manque encore 31 requins bouledogue et 23 requins-tigres pour atteindre le quota fixé par l'Etat (photos d'archives).

36 requins capturés en neuf mois. Manque encore 31 requins bouledogue et 23 requins-tigres pour atteindre le quota fixé par l’Etat (photos d’archives).

13 Septembre 2014. Neuf requins- tigres et trois requins bouledogue ont été capturés cette semaine entre Saint-Paul et l’Etang-Salé. Ce qui porte à 36 le nombre de spécimens pêchés depuis le lancement des programmes Cap requins et Valo requins. De quoi raviver la bataille de com’ entre pro et anti prélèvements.

MER

Sérieux coup d’accélérateur pour les programmes d’étude et de prélèvement des squales. En sept jours, pas moins de douze requins ont été pêchés entre Saint-Paul, Saint-Gilles et l’Etang Salé. Précisément, neuf requins-tigres trois requins bouledogue, dont un sur les drumlines du dispositif Cap requins en baie de Saint-Paul.

« Les conditions de mer étaient bonnes, les pêcheurs ont pu travailler sur la durée », indique-t-on au comité régional des pêches. Cette série de prises porte à 36 le nombre total des squales pêchés cette année. Reste donc 31 requins bouledogue et 23 requins-tigres à prélever pour atteindre l’objectif de 90 captures fixé par la préfecture dans le cadre du programme Valorequins (ex-ciguatera), dont les résultats conditionnent la relance de la commercialisation de la chair de requin.

« parler de massacre est un mensonge »

L’extension prochaine du programme Cap requins dans les zones de récif pourrait maintenir cette cadence à la hausse. Annoncé depuis un mois, le déploiement des drumlines aux Roches-Noires pourrait avoir lieu la semaine prochaine, dès que les filets de baignade endommagés par la houle seront réinstallés. Le comité des pêches attend le feu vert de la mairie de Saint-Paul.

Ndlr Sibylline : que deviennent les filets endommagés par la houle ?

C’est dans ce contexte, et suite à la prise de fonction du nouveau préfet, que les associations d’usagers reprennent leur lobbying respectif sur fond de polémique.

Mercredi, le collectif d’associations dites environnementales (*) s’est fendu d’un communiqué pour demander « l’arrêt immédiat » des programmes de pêche, en justifiant que ni les scientifiques ni l’agence de sécurité alimentaire ne cautionnaient leur intérêt, et en pointant de prétendus dommages collatéraux des drumlines sur les baleines. Extrait de leur missive adressée au préfet : « Nous attirons votre attention sur l’image désastreuse, pour la Réunion et le rayonnement de la France, de l’instauration de ces drumlines : on tue des baleines en voulant tuer des requins sous le prétexte de les « valoriser » en croquettes pour chiens ! ».

La réponse des opposants n’a pas tardé. Hier, dans un long communiqué en forme de « droit de réponse », le collectif des sentinelles de la mer attaque la crédibilité de ses détracteurs et conteste la communication autour « du massacre de requins ».

Morceaux choisis : « Parler de massacre à propos de Cap requins relève du mensonge. Les drumlines ne sont pas des dispositifs de pêche intensive. Laisser ces pêches sous contrôle de l’État (…) est bien le seul moyen d’éviter les pêches sauvages et non-professionnelles.

Ndlr Sibylline : à partir de l’instant où les « prélèvements » répondent à une logique d’extermination alors que les espèces visées sont menacées  et que l’on ne sait quasiment rien de leur comportement (rappelons que l’on a 40 ans de retard, en France, dans l’étude des squales (et dans bien d’autres domaines)), la définition de « massacre » est parfaitement appropriée. Nous allons faire la morale aux japonais pour leur « chasse scientifique » des baleines tandis que nous faisons exactement la même chose avec les requins.

A la lecture de cet article, « PATHETIQUE » est le seul adjectif pour qualifier la situation…

(…) Quant au programme Valo requins, il vise à trouver une manière d’utiliser ces requins morts, plutôt que de les jeter au feu ».

Ndlr Sibylline : on peut aussi les laisser en vie et utiliser l’argent du contribuable à traiter les causes des augmentations des accidents ! Avec un peu de chances, les requins tués auront été ceux marqués…

Si le nouveau préfet Dominique Sorain ignorait à quel point le sujet reste sensible, le voilà bien au parfum.

Rappels :

Et dans le même temps en Australie : L’Australie-Occidentale renonce à la capture systématique des requins

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