Publié par : Sibylline | août 6, 2014

Un rarissime fossile de baleine à fanons extrait d’un jardin californien (Etats-Unis)

excavating-whale-Rancho-Pal6 Août 2014. De rares fanons de baleine fossilisés reposaient dans le jardin d’un californien depuis 35 ans. Une opération de sauvetage a enfin permis de le récupérer pour le faire entrer dans les collections du Museum d’Histoire Naturelle de Los Angeles.

C’est une opération de sauvetage pas comme les autres qui a eu lieu le 1er août dernier. Une équipe du Museum d’Histoire Naturelle de Los Angeles, assistée par le département du shérif, s’est affairée dans un jardin situé sur la colline de Rancho Palos Verdes pour secourir… un très rare fossile de baleine à fanons vieux de 16 ou 17 millions d’années.

Enchâssé dans un bloc de pierre de 454 kg, le fossile reposait dans le jardin d’un certain Gary Johnson depuis 1978, sans que personne n’y porte d’attention particulière.

Une découverte vieille de 35 ans passée à la trappe

Lors de l’une de ses explorations de la région à la recherche de toutes sortes de vestiges archéologiques, le jeune Gary Johnson, âgé de 17 ans et passionné d’archéologie, tombe sur ce qui lui semble bien être des fanons de baleine fossilisés. Persuadé d’avoir fait une belle découverte, il appelle le Museum, qui déclare alors qu’il s’agit d’une baleine vieille de plusieurs millions d’années. Mais faute de moyens, le musée refuse d’extraire le fossile.

Avec l’aide de ses amis, le jeune homme soulève le gros bloc de pierre et le dépose sur un assemblage de rondins. Jour après jour et mètre après mètre, ils déplacent le fossile vers la maison des parents de Gary, et le déposent au bas des escaliers menant vers la cour arrière. Il y reste sagement durant 35 ans. Jusqu’à ce qu’en janvier dernier, un fossile de grand cachalot de 12 millions d’années soit excavé de la cour d’une école du quartier.

“Je me suis dit que ma baleine y était peut-être liée”, explique Gary Johnson, qui décide alors de rappeler le Museum. Son histoire arrive aux oreilles du paléontologue Howell Thomas, qui se rend vite compte de la rareté du fossile de Gary.

Une opération de sauvetage complexe  Avec l’aide du département du shérif, le musée met donc sur pied une opération visant à sortir le lourd bloc de pierre du jardin, pour lui faire rejoindre ses collections. Une mission périlleuse, étant donné la configuration du terrain, étroit, en pente et plein de gravier.

Grâce à des harnais et à un tripode capable de hisser des objets de plus de 2000 kg, l’équipe de 10 volontaires a pu soulever la roche pour la déposer sur un charriot fabriqué pour l’occasion. Un système de cordes et poulies a ensuite permis au fossile de gravir la pente à 25°, puis d’atteindre le camion du Museum. Il est maintenant en cours d’étude dans les laboratoires de paléontologie.

Les fanons fossilisés, une rareté

Le fossile comprend des bouts de mâchoire et de crâne de mysticète, également appelé vraie baleine. On retrouve dans ce sous-ordre de cétacés toutes les baleines filtrant leur nourriture à l’aide de fanons, comme les baleines bleues, à bosses ou encore les rorquals. Ils se différencient en cela des odontocètes, ou cétacés à dents, comme les orques, bélugas…

Ce qui intéresse particulièrement Howell Thomas, ce sont les fanons. D’après lui, il s’agirait de l’un des très rares fossiles de ces grandes lames garnissant la mâchoire supérieure des mysticètes. Constitués de tissus mous, comme les ongles, les fanons sont difficiles à fossiliser. Actuellement, il n’existerait qu’environ 20 fossiles de fanons dans le monde.

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