Publié par : Sibylline | juillet 10, 2014

Des records de chaleur mensuels de plus en plus rapprochés

NOAA-mai-201410 Juillet 2014. Après les mois de novembre 2013 et d’avril 2014, c’est le mois de mai qui a enregistré un nouveau record de chaleurdes températures moyennes sur l’ensemble de la planète.

En effet, selon la dernière publication de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), le mois de mai 2014 a été le mois de mai le plus chaud, depuis le début des mesures en 1880, au niveau des moyennes des terres et des océans. Pour ce mois de mai, la température calculée a été supérieure de 0,74 °C à la moyenne de celle du siècle dernier qui été de 14.8°C. Pour l’hémisphère nord, ce sont les mers et les océans qui ont contribué à cette valeur record avec la première position depuis 1880, alors que les terres ne se situent qu’en 6ième position. A l’inverse, dans l’hémisphère sud ce sont les terres qui se classent en première position alors que les mers et océans se situent en deuxième position.

Malgré ces deux mois consécutifs de températures moyennes records, ce début d’année 2014 (janvier à mai) n’apparaît qu’au cinquième rang des périodes équivalentes avec une température moyenne des terres et des océans supérieure de 0,66 °C à la moyenne de celles du siècle dernier.

 Il est fort probable que cette poussée de chaleur actuelle se consolide dans les mois à venir. En effet selon le bulletin du mois de juin 2014, publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les probabilités de l’apparition d’un véritable épisode El Niño avant la fin de l’année sont de plus en plus importantes. Selon l’OMM, le pourcentage atteint 60% entre juin et août et passe à 75-80% pour la période octobre-décembre. Pour mémoire, le dernier phénomène El Niño date de 2009-2010 et se reproduit théoriquement tous les 2 à 7 ans. Il se caractérise par une augmentation des températures dans une très large partie du centre-est du Pacifique tropical. Selon Michel Jarraud, le Secrétaire général de l’OMM : «El Niño occasionnait des phénomènes extrêmes et il avait un effet de réchauffement prononcé».

Ainsi, toujours selon l’OMM, les températures de surface au centre du Pacifique tropical devraient augmenter encore au troisième trimestre de 2014. Outre l’impact sur le réchauffement climatique mondial, El Niño crée des conditions de sécheresses souvent extrêmes dans le nord de l’Australie, en Indonésie et aux Philippines. Par contre des épisodes pluvieux extrêmes sont généralement observés le long de la côte ouest de l’Amérique du Sud tropicale et dans le golfe du Mexique, sud du Brésil et au centre de l’Argentine.

 Lors du dernier épisode El Niño de 2010, la planète avait atteint son record de température depuis le début des mesures ; reste à voir si l’impact du futur El Niño reproduira cette fois les mêmes effets.

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