Publié par : Sibylline | juin 20, 2014

Un rare squelette de baleine exposé à Tadoussac (Québec, Canada)

Le squelette d’une espèce rare de baleine s'est échouée en juillet 2013 à l'île aux Pommes est présenté au Centre d'interprétation des mammifères marins de Tadoussac (CIMM).

Le squelette d’une espèce rare de baleine s’est échouée en juillet 2013 à l’île aux Pommes est présenté au Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac (CIMM).

Vendredi 20 Juin 2014. TADOUSSAC – Le squelette d’une espèce rare de baleine, qui s’est échouée en juillet 2013 à l’île aux Pommes, au large de Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent, est présenté au Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac (CIMM).

Les baleines à bec de Sowerby sont reconnaissables grâce à leurs dents situées de chaque côté de la mâchoire, une caractéristique physique assez particulière (Ndlr Sibylline : comme chez plusieurs autres baleines à bec : Layard, Gray, mésoplodon japonais, etc…).

La carcasse du mammifère échoué en 2013 a été récupérée par le Centre d’interprétation des mammifères marins. «L’animal avait dans son estomac des poissons. Donc, il était possiblement en bonne santé. La meilleure hypothèse que l’on a trouvée pour expliquer son échouage, c’est peut-être que la baleine a eu une erreur de navigation», a indiqué Patrice Corbeil du CIMM.

La reconstitution du squelette fut un long processus, un travail de plus de sept mois. Les spécialistes se sont d’abord attaqués au dépeçage de l’animal. «Au préalable, il faut enlever le maximum de chair. C’est assez long. C’est vraiment un travail de moine», a expliqué M. Corbeil.

Vient ensuite la tâche de retirer la graisse à l’intérieur des os. «On a travaillé avec un dégraissant. On va laisser les os, les vertèbres, les côtes, le crâne dans des bassins pendant plusieurs jours et les bactéries vont travailler pour nous. Elles vont entrer dans les os et digérer la graisse.»

Et finalement, il ne reste qu’à assembler le tout, ce qui demande une grande minutie. Il faut reconstituer un casse-tête de 4,69m.

Une deuxième vie pour cette baleine, que l’on dit championne de la plongée profonde. «Celle-ci vit dans l’Atlantique, mais où exactement, c’est quoi son comportement, c’est mystérieux. Ça demeure l’une des énigmes du monde des baleines.»

La baleine à bec s’ajoute à la douzaine d’autres squelettes que l’on peut voir au Centre d’interprétation des mammifères marins.

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