Publié par : Sibylline | mai 10, 2014

Dévoilement de la campagne Coule pas chez nous ! (Canada)

Christian Simard, directeur général de Nature Québec, et Anne-Céline Guyon, porte-parole de Stop oléoduc Portneuf-Saint-Augustin

Christian Simard, directeur général de Nature Québec, et Anne-Céline Guyon, porte-parole de Stop oléoduc Portneuf-Saint-Augustin

10 Mai 2014 (François-Olivier Roberge). Québec – La campagne de sensibilisation citoyenne Coule pas chez nous !, en opposition à «la marée noire de projets pétroliers» naissant au Québec, a été lancée, samedi, par le mouvement Stop oléoduc.

Fière du fruit de trois mois de travail «d’une poignée de bénévoles», la porte-parole de Stop oléoduc Portneuf-Saint-Augustin, Anne-Céline Guyon, a dévoilé, devant quelques militants présents au complexe Méduse, le site Internet coulepascheznous.com, pierre angulaire des efforts d’opposition aux projets de Transcanada et d’Enbridge.

Grâce à la construction d’un oléoduc qui longera le Saint-Laurent de Montréal à Cacouna pour ensuite prendre la direction de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, et grâce à l’inversion de la canalisation de la ligne 9 d’Enbridge, ce sont quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole brut provenant de l’Alberta qui pourront affluer vers l’est du pays. «C’est 720 km de pipeline neuf qui vont traverser le territoire québécois», a précisé Christian Simard, directeur général de Nature Québec, invité au dévoilement du site Web. «Ce n’est pas rêveur de se mobiliser contre un tel projet, c’est majeur. Ce n’est jamais garanti de succès, mais c’est garanti que si l’on ne fait rien, c’est perdu d’avance.»

M. Simard a mis en garde ceux qui y voient des bénéfices économiques pour la province. «C’est majoritairement pour des intérêts internationaux et ça retarde le passage du Québec à l’électrification des transports, a-t-il lancé. Ça nous éloigne des énergies renouvelables.»

Mobilisation populaire

Coulepascheznous.com a donc été lancé, samedi, pour informer, mais surtout pour contribuer à la mobilisation populaire. En plus d’y trouver de l’information sur les projets pipeliniers et sur le transport de pétrole par voie ferroviaire, les visiteurs peuvent s’y renseigner sur les moyens de «passer à l’action».

Une déclaration de protection du territoire peut d’ailleurs y être signée, pour ceux désirant signaler leur soutien à la cause.

Des pancartes noires colorées du slogan de la campagne écrit en orange vif sont également en vente au coût de 10 $ pour les propriétaires de terres ciblées par le parcours du futur oléoduc, «mais aussi pour quiconque voulant faire connaître son opposition», a insisté Mme Guyon. La porte-parole a également souligné que, bien que le tracé du projet Énergie Est ne passe pas sur le territoire de la ville de Québec, ses citoyens «peuvent s’inquiéter que l’oléoduc traverse le fleuve à la hauteur de Saint-Augustin, pas très loin d’une prise d’eau de la ville de Québec et des villes avoisinantes». Un enjeu qu’elle qualifie de «majeur» pour la région.

En plus du lancement de la campagne fait simultanément à Québec, Montréal et Cacouna, la journée d’hier a marqué le début de la Marche des peuples pour la Terre Mère.

La marche de 700 km, qui vise à dénoncer l’exploitation des sables bitumineux ainsi que des projets d’oléoducs d’Enbridge et de TransCanada est partie de Cacouna et se terminera à Kanesatake, 34 jours plus tard. Elle foulera les rues de Québec le 23 mai.

Une vingtaine de personnes se sont engagées à parcourir l’ensemble du trajet.

Source


Catégories

%d blogueurs aiment cette page :