Publié par : Sibylline | mai 9, 2014

Petits meurtres en série (Ille-et-Vilaine, Pyrénées Atlantiques)

9 Mai 2014. Le dauphin bloqué par le barrage de la Rance, en Ille-et-Vilaine, a été trouvé échoué, sans vie, gisant dans la vase aux pieds d’une propriété. Aucune autopsie digne de ce nom n’a été réalisée. Tout juste apprend-on qu’une capture accidentelle pourrait être à l’origine de la mort du cétacé. Les pêcheurs ont toujours été une cible de choix, de la part des « experts » pour expliquer tous les maux. Il est tellement plus pratique de masquer son ignorance derrière des boucs émissaires.

Actuellement, c’est au tour des Pyrénées Atlantiques de voir une situation similaire. Un « bébé dauphin » (sevré, non sevré ?, quelle espèce ?) erre dans la baie de Saint-Jean-de-Luz. Et l’expert du moment, autoproclamé « scientifique » (critique d’art de son état mais les vocations perdues sont toujours difficiles à vivre), ayant pris l’option « véto » dans son cursus (sinon, cela aurait été incomplet, quand on gruge le public, autant le faire avec panache) de nous mettre en garde contre l’envie impérieuse de s’approcher de l’animal car « il peut être porteur de maladies transmissibles à l’homme, il faut garder cela en tête ». Le grand spécialiste sait de quoi il parle pour n’avoir pas respecté lui-même les plus strictes mesures de sécurité lorsqu’il découpait de la barbaque, avec pour conséquences auprès de l’assurance maladie un coût de ???. En effet, la prise en charge d’une fièvre de Malte (nous ne dévoilons rien, le sieur se vante lui-même d’avoir attrapé la « brucellose marine »), avec toutes les récidives que cela implique, est particulièrement lourde. Quant on confie un sujet sérieux à des personnes incompétentes, on obtient le premier rang européen en termes de perte de biodiversité et quelque morbidité en prime lorsque ce n’est pas de la mortalité directe !

Quelques morceaux d’anthologie du « spécialiste » :

« Sa pratique allie faits scientifiques et intuition ».

« Une bonne autopsie, c’est sentir les choses, comme en amour. »

Il a « réalisé quelque 1500 autopsies de dauphins. Il en a même attrapé la brucellose marine »

« Les organes que l’on emballe, délicatement, dans des sachets en plastique ou du papier aluminium »

Et de nous citer Baudelaire (c’est « une charogne » et non « la charogne ») :

« Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d’été si doux : Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux. »

On ne vous cache pas que c’est du lourd, du très lourd !!! Toutes citations reprises de cet article (lien)

Quant au devenir du « bébé dauphin », on vous laisse deviner la suite…

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