Publié par : Sibylline | avril 7, 2014

Vigies requin : les squales se font toujours attendre aux Roches Noires (île de la Réunion)

vigie-requins7 Avril 2014. Pilotée par la ligue de surf en partenariat avec l’IRD (Institut de recherche pour le développement), l’étude de l’efficacité des vigies requin renforcées tarde à donner ses premiers résultats. Et pour une bonne raison : l’absence des squales dans la zone des Roches Noires. Aucune interaction entre une vigie et un requin n’a pu être observée depuis le lancement de l’étude le 1er février. En conséquence, la phase de terrain qui devait s’achever à la fin du mois d’avril devrait être prolongée jusqu’au mois de mai.

Ce n’est pas un hasard si le site des Roches Noires, à Saint-Gilles-les-Bains, a été choisi comme lieu d’étude de l’efficacité du dispositif vigies requin renforcées. La zone était, en théorie, une aire privilégiée de présence des squales à cette époque de l’année. « Ces deux dernières années, le pic de présence a été observé en mars, ou fin mars-début avril », explique Antonin Blaison, spécialiste du comportement des requins à l’IRD et directeur de l’étude.

Mais en depuis le début de l’étude le 1er février 2014, les requins se font toujours attendre… Cela fera ainsi bientôt deux mois et demi que les responsables du projet tentent de provoquer des interactions entre une vigie et un squale à l’aide d’attractants. En vain. « Cette année le pic de présence aux Roches Noires n’est toujours pas arrivé », confie Antonin Blaison. « Et sans requin, c’est un peu difficile… On a fait un relevé plus au large qui confirme qu’ils sont très peu là », poursuit le scientifique de l’IRD, qui s’avoue « un peu étonné qu’il n’y ait plus autant de requins qu’avant ». « C’est peut-être dû aux variations intersaisonnières, le pic de présence sera peut-être décalé à mi-avril ou fin avril cette année », avance-t-il.

En attendant, l’équipe est obligée de s’adapter à cette situation imprévue. « On essaye d’améliorer le dispositif, on a rajouté des caméras tournées vers l’extérieur de la zone d’étude et réduit le nombre de fils dans l’eau », détaille Antonin Blaison. « Si un requin approche, on utilisera un récepteur acoustique en temps réel pour voir s’il stoppe son approche quand une vigie se met à l’eau. C’est un peu un plan B pour avoir des résultats, car pour l’instant on n’a pas les images qu’on voudrait », souligne le directeur de l’étude.

Face à cette situation, le calendrier devrait également être modifié. À l’origine, l’étude de terrain devait s’achever fin avril, suivie de deux mois d’analyses. Celles-ci devraient être un peu avancées, tandis que l’expérimentation aux Roches Noires devrait se voir prolongée jusqu’au mois de mai. Mais le résultat final est toujours prévu pour le mois de juin.

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