Publié par : Sibylline | mars 17, 2014

Création d’une Unité mixte internationale franco-chilienne sur la biodiversité des algues marines

17 Mars 2014. Pour renforcer leur collaboration dans le domaine de l’écologie et de la biologie évolutive marine, le CNRS, l’UPMC et deux universités chiliennes ont signé le 17 mars 2014 une convention créant une Unité mixte internationale (UMI)1. Nommée EBEA, « Evolutionary Biology and Ecology of Algae », cette nouvelle structure est centrée sur l’écologie, l’évolution et la génomique des algues marines.

Rattachée à l’Institut écologie et environnement (INEE) du CNRS et à l’UPMC, EBEA est basée à la Station biologique de Roscoffavec des sites miroir dans les deux universités chiliennes partenaires : l’Université Pontificale Catholique du Chili (PUCCh)3  et l’Université Australe du Chili (UACH)4 . Troisième UMI entre le CNRS et le Chili, EBEA s’appuie sur des collaborations scientifiques solides, initiées dès 1997, qui ont favorisé l’émergence d’une véritable « école française » au Chili en écologie et génétique évolutive des organismes marins.

Des côtes bretonnes aux rivages chiliens, l’objectif de l’UMI EBEA est de documenter la biodiversité des algues marines et de comprendre les contraintes écologiques et évolutives de l’adaptation des algues. Et ce, à travers leurs modes de reproduction, leur structure génétique, les processus de spéciation tout en tenant compte de l’influence de l’environnement et des activités humaines, notamment dans le contexte de la domestication des algues. Une démarche pluridisciplinaire qui rassemble des chercheurs en écologie, évolution, génétique des populations, océanographie, et phycologie.

Trois axes de recherche ont été définis entre les partenaires franco-chiliens :
– L’axe « Évolution de la reproduction sexuée et ses conséquences » étudie l’influence de l’hétérogénéité de l’habitat sur l’évolution du mode de reproduction ; des modèles théoriques et approches d’évolution expérimentale examineront l’interaction entre facteurs génétiques et écologiques sur l’évolution des phases haploïdes et diploïdes du cycle de vie des algues.
– L’axe « Spéciation et adaptation : aspects écologiques et évolutifs » porte sur le rôle du système de reproduction dans les processus d’adaptation et de spéciation ; des approches de génomique des populations seront mises en place pour tester les prédictions des modèles de spéciation.
– L’axe « Domestication, gestion des ressources génétiques et impacts environnementaux » établit le lien avec les activités humaines, dans un contexte de forte demande du secteur de l’aquaculture.

Outre l’amélioration des connaissances en écologie et en biologie évolutive marine, les résultats obtenus seront utiles pour la gestion et la conservation de la biodiversité des environnements marins côtiers ainsi que dans le développement de l’aquaculture d’algues.

L’UMI comprend 10 personnels permanents, 6 doctorants et 4 post-doctorants.

À noter, en plus des nombreux échanges d’étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs, co-publications et thèses en co-tutelle, cette collaboration franco-chilienne se traduit également par des enseignements communs entre la PUCCh et l’UPMC dans le domaine de la biologie et la biodiversité marine.

La coopération institutionnelle de plus de 20 ans avec le Chili notamment avec la Conicyt (Commission nationale de recherche scientifique et technologique), partenaire chilien du CNRS,  a donné des résultats de qualité et de niveau international. Les co-publications, le nombre de thèses en co-tutelles, les 3 PICS (Projets internationaux de coopération scientifique), le GDRI (Groupements de recherche internationaux) en biologie marine, les 3 LIA (Laboratoire international associé) et enfin les 3 UMI  témoignent également de l’évolution de cette coopération et de sa structuration.

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