Publié par : Sibylline | janvier 23, 2014

Littoral touché par la houle : 450 000 euros débloqués à Mimizan (Landes)

Les dégâts s’étendent du nord au sud, des dunes en bord de plage jusqu’au Courant. © Photo OcéanSoleil 40

Les dégâts s’étendent du nord au sud, des dunes en bord de plage jusqu’au Courant. © Photo OcéanSoleil 40

23 Janvier 2014. Le Conseil communautaire s’est réuni de manière exceptionnelle lundi pour évoquer les travaux les plus urgents à réaliser après la tempête du début du mois.

Suite aux fortes houles qui ont durement touché le littoral aquitain ces dernières semaines, « des phénomènes d’érosion et de submersion ont mis à mal des ouvrages de protection ou d’accueil du public ». La commune de Mimizan n’a pas été épargnée, et c’est ce qui a réuni de manière exceptionnelle le Conseil communautaire ce lundi. Un diagnostic a en effet été conduit, avec l’appui du GIP Littoral Aquitain, de l’Observatoire de la Côte aquitaine et de bureaux d’études, afin de mettre en place des travaux d’urgence et effacer les dégâts majeurs subis à Mimizan-Plage et en bordure du Courant sur les quais et les digues notamment.

L’urgence réside dans le fait que, lors des grosses houles passées, le coefficient de la marée était de l’ordre d’environ 88 et les conditions météorologiques n’étaient pas spécialement mauvaises. Or, sur la digue, plusieurs pieds d’ancrage ont été embarqués, au nord, la dalle s’est affaissée, et sur la rive gauche du Courant, le remblai arrière semble presque avoir disparu. Ainsi, avec de mauvaises conditions météorologiques combinées aux forts coefficients attendus en fin de mois, les dégâts pourraient encore s’accentuer. Les travaux serviraient à conforter les quais et les digues par enrochement et injection de béton, joindre les éléments entre eux, et ainsi à diminuer l’impact de la houle.

Par ailleurs, la rive gauche devra être stabilisée ; le géotextile permettrait de redonner forme et cohésion aux berges. Le tout pour un montant prévisionnel de 450 000 euros que les élus de la CCM ont choisi de débloquer lors de ce conseil pour intervenir dans l’urgence, mais pas dans la précipitation : une longue étude a été effectuée par le cabinet d’études (ISL), passant par la collecte d’informations historiques, un relevé topographique ou encore par l’analyse des caractéristiques du milieu. Ceci donnant à terme, « l’aménagement le plus utile tant sur le plan scientifique que sur le plan économique pour la collectivité », a affirmé Philippe Servat, responsable des services techniques de la CCM.

Les travaux les plus importants vont donc être lancés, le reste viendra plus tard ; des travaux qui posent tout de même le problème d’un éternel recommencement, puisque l’environnement marin et sablonneux implique un manque de stabilité, de la corrosion, un glissement quasi constant des dunes et des zones de plus en plus soumises aux risques de submersion.

Ndlr Sibylline : Mimizan fait partie des villes ayant un Plan de Prévention des Risques d’Inondation car étant l’une des plus exposées sur la côte Aquitaine. Il est donc étonnant de constater qu’un permis de construire de deux immeubles de trois étages, situés en bordure de courant, en zone inondable et ne respectant pas la loi littorale, aient pu être accordés à des promoteurs par un maire qui avait fait annuler le même permis de construire alors qu’il était président de l’association Mimizan Plus Authentique. On s’interroge sur l’éventualité d’intérêts privés ?

Pour en savoir plus sur les dites constructions (lien)

Le sable : enquête sur une disparition (le film)

Sable_disparition

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