Publié par : Sibylline | janvier 9, 2014

Un nouveau cas de jeune phoque échoué sur la côte landaise

Le phoque s'est échoué ce jeudi après-midi à Mimizan. © PHOTO PIERRE-YVES BARBOTIN

Le phoque s’est échoué ce jeudi après-midi à Mimizan. © PHOTO PIERRE-YVES BARBOTIN

Cette fois, c’est à Mimizan que le mammifère a été retrouvé sur la plage, ce jeudi vers 16h30

9 Janvier 2013. La tempête de ces derniers jours n’y est sans doute pas pour rien. Un nouveau cas de phoque échoué sur les plages du littoral aquitain (le septième en moins de dix jours, si l’on a bien compté) s’est produit ce jeudi après-midi. Cette fois c’est à Mimizan, vers 16h30, que le jeune imprudent a été repéré sur le sable par un promeneur.

A l’heure actuelle, un employé du Musée de la mer de Biarritz, est en route pour venir le prendre en charge, alors que les gendarmes ont mis en place un périmètre de sécurité autour de l’animal. « Apparemment jeune, il n’a pas l’air blessé », indique un membre de Pélagis, observatoire des mammifères et oiseaux marins.

Pour en être sûr, le spécialiste qui arrive à son chevet jugera de son état général et, en fonction de son poids (plus ou moins de 20kg) le relâchera ou le ramènera au Musée de la mer, où il sera nourri, jusqu’à ce que son état de forme lui permette de se débrouiller seul dans l’océan. « Les phoques qui s’échouent en ce moment sont souvent des animaux nés à l’automne et qui ne sont donc pas encore sevrés. Ils ne savent pas trop se nourrir seuls. C’est pourquoi il faut parfois les faire grossir avant de leur rendre la liberté. »

Ndlr Sibylline : une fois de plus on notera que la prise en charge médicale d’un animal marin n’est pas effectuée par un vétérinaire mais par « un employé du Musée de la mer de Biarritz » tandis que le « membre de Pélagis » (situé à la Rochelle) fait son « diagnostic » à distance. Sinon, l’âge au sevrage étant de 3 semaines chez cette espèce, on s’étonne du calcul…

Les côtes britanniques et du nord de l’Europe plus généralement font elles aussi face à un grand nombre d’échouages de jeunes phoques gris. Ce que la nature met 3 semaines à accomplir, un centre de sauvetage y arrive en 3 mois d’où l’intérêt de n’hospitaliser que les animaux qui le nécessitent.

Précautions à prendre lors de la découverte d’un animal sauvage, quelle que soit l’espèce : prévenir les pompiers et ne pas tenter une capture. Rester de préférence sur place afin d’aider à la localisation pour la personne qui va venir. S’il s’agit d’un dauphin, vous pourrez attendre longtemps, jusqu’à la fin de l’agonie comme cela s’est produit en Décembre 2012 lors de l’échouage de 2 dauphins communs à Mimizan-plage.

Pour finir, on espère que le musée de Biarritz ne va pas profiter d’un de ces animaux échoués pour remplacer la femelle captive récemment décédée : Oréka, enfermée durant 33 ans. Aujourd’hui, les observations d’animaux sauvages marins borgnes (siginification d’Oréka en basque), capables de chasser, permettent d’écarter ce handicap des motifs de non réhabilitation en milieu naturel (après test).

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