Publié par : Sibylline | janvier 8, 2014

Intempéries : six communes de l’île de Ré réclament un « arrêté de péril » (Charente-Maritime)

Les maires des communes de l'île de Ré craignent les prochaines grandes marées, annoncées fin janvier.© PHOTO LEOTY XAVIER

Les maires des communes de l’île de Ré craignent les prochaines grandes marées, annoncées fin janvier. © PHOTO LEOTY XAVIER

Sur l’île de Ré, les dunes ont reculé jusqu’à 20 mètres par endroits

Mercredi 8 Janvier 2014. Les maires de six communes de l’île de Ré (Charente-Maritime) ont indiqué mardi avoir réclamé auprès de la préfecture un « arrêté de péril » pour que l’Etat les autorise à engager au plus vite des travaux sur des dunes endommagées par les intempéries, et prévenir les grandes marées attendues fin janvier.

Dans ces six communes (Ars-en-Ré, Saint-Clément-des-Baleines, Les Portes, La Couarde, Loix, Sainte-Marie), les dunes ont reculé ces derniers jours de plusieurs mètres, jusqu’à 20 mètres par endroits.

Les élus de ces communes réclament depuis des années que des travaux soient engagés, alors que la mer continue de grignoter le littoral comme à Saint-Clément-des-Baleines, où les dunes ont reculé de 30 mètres en six ans.
« Les ‘fusibles dunes’ ont sauté sous les assauts des vagues », explique Lionel Quillet, président de la communauté de communes de l’île de Ré. « Il faut faire quelque chose avant les prochaines grandes marées », a-t-il mis en garde.

Les prochaines grandes marées sont annoncées entre le 30 janvier et le 3 février avec des coefficients pouvant atteindre 114, contre autour de 80 ces derniers jours, mais qui étaient associés à de forts vents.

« Au contraire des digues, les dunes, déjà fragilisées par la tempête Xynthia en 2010, n’entrent pas dans les plans de protection du littoral et leur entretien n’est pas financé par l’Etat », a expliqué Lionel Quillet. « Pourtant, certaines dunes valent digues et protègent les habitations mais les maires n’ont pas le droit d’y engager de travaux sans l’accord de l’Etat car c’est le domaine public maritime », a-t-il souligné.

Une procédure d’arrêté de péril avait permis, en 2013, de renforcer 400 mètres de dunes à La Couarde, dans une zone « qui n’a pas bougé ces derniers jours », d’après le maire Patrick Rayton. Des dunes non consolidées ont au contraire reculé de 20 mètres ce qui créé selon lui un « danger » pour le village « situé en-dessous du niveau de la mer et à 100 mètres du rivage pour les premières maisons. »

La préfète de Charente-Maritime Béatrice Abollivier, qui a survolé la zone en hélicoptère mardi a indiqué que les situations seraient examinées « au cas par cas ». « Quand il y a urgence, on peut prendre des mesures sans arrêté de péril », a-t-elle ajouté.

Parallèlement, le conseil général a déjà demandé à l’Etat l’autorisation d’engager des travaux dans une vingtaine de communes du département, dont les six communes réclamant l’arrêté.

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