Publié par : Sibylline | décembre 17, 2013

Accord à Bruxelles sur les quotas de pêche

FRANCE-FISHING-SARDINE17 Décembre 2013. Les ministres européens ont conclu un accord sur les captures des espèces de poissons pour 2014. En France, les grands perdants sont les pêcheurs de soles du golfe de Gascogne qui perdront 2 millions d’euros.

La guerre de la sole n’a finalement pas eu lieu à Bruxelles. Les ministres européens de la pêche viennent en effet d’aboutir à un accord, dans un délai plus rapide que prévu, sur les quotas de capture des poissons pour l’année 2014. «Nous savions que les discussions allaient être très difficiles. Nous aboutissons à un compromis satisfaisant et équilibré», explique au Figaro, le ministre français délégué à la pêche, Frédéric Cuvillier, à la sortie de ces négociations marathon qui ont abouti à un accord à l’unanimité. Du jamais vu depuis 1995. «Nous avons amoindri le choc qui était réel sur toutes les façades maritimes françaises, pour qu’elles puissent bénéficier de cet accord», ajoute-t-il.

Ainsi par exemple, la délégation française a obtenu de «haute lutte» selon ses dires, le maintien des quotas de pêche pour le lieu jaune alors que la proposition initiale de Bruxelles portait sur une baisse de 20 % des prises de cette espèce tout comme pour celles du merlan. Les quotas restent aussi identiques pour la limande-sole (la cardine) et également pour la julienne (la lingue). La Commission a aussi concédé à la France des augmentations de quota de 15 % pour le maquereau et de 49 % pour le merlu.

Quant à l’églefin (haddock quand il est fumé), il voit ses taux de capture diminuer de 33 % au lieu des 75 % initialement prévu par Bruxelles.

Bateaux à la casse

Les pêcheurs du golfe de Gascogne semblent les grand perdants de cet accord. «Nous voulions un maintien du quota au niveau de celui de l’an dernier, c’est-à-dire 4100 tonnes de soles. Nous perdons 300 tonnes, soit un manque à gagner de 2 millions d’euros pour notre profession, explique désabusé, José Jouneau, premier vice-président du Comité national des pêches. Cela met en équilibre tout une flottille artisanale de bateaux de moins de 12 mètres qui pratiquent une pêche côtière».

En outre José Jouneau craint les répercussions pour l’économie régionale. «Nous allons être obligés de demander un plan de sortie de flotte sur la sole c’est-à-dire payer des bateaux pour qu’ils s’en aillent à la casse. La Commission ne respecte pas ses engagements sur les espèces dites sensibles. Les criées dont le chiffre d’affaires dépend à 30 % de la sole vont souffrir. Je ne sais pas comment on va annoncer cela à nos troupes sur le terrain. Cela va être difficile» prévient-il.

Source

Advertisements

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :