Publié par : Sibylline | novembre 18, 2013

Echouage dans la baie de Prony : quatre baleines à bec sont mortes, un triste record mondial dans le Sud de la Nouvelle-Calédonie

© Christophe Gosset, province sud / NC 1ère

© Christophe Gosset, province sud / NC 1ère

18 Novembre 2013 (Angéla Palmieri). Quatre baleines à bec sont mortes échouées sur les rives de la baie de Prony dans le Sud calédonien. Ces cétacés sont très mal connus car ils vivent dans de très grandes profondeurs. Selon les scientifiques, c’est la première fois dans le monde qu’autant de baleines à bec s’échouent sur une côte.

Un combat difficile pour tenter d’éviter ce « suicide  » collectif

Malgré tous les efforts des spécialistes calédoniens des cétacés pour tenter de ramener vers le large ces baleines à bec, quatre d’entre elles sont mortes échouées sur les rives de la Baie de Prony dans le Grand Sud de la Nouvelle-Calédonie. C’est un triste record, jamais un aussi grand nombre de baleines à bec venues mourir sur la terre n’a été constaté à travers le monde… (Ndlr Sibylline : inexact, cf. le tristement célèbre échouage en masse des Canaries en 2002 (depuis l’interdiction des exercices militaires dans cette partie du monde, plus aucun échouage en masse n’a été déploré),  celui des Bahamas en 2000, etc…).

Plusieurs spécimens de ces baleines à bec (au moins trois) sont encore dans la zone et risquent de reproduire le même geste « suicidaire ». (Ndlr Sibylline : ou comment ne pas assumer la responsabilité humaine probable !).

Les services de la protection du lagon de Nouvelle-Calédonie  ont procédé à des prélèvements sur les cétacés afin de tenter de percer le mystère de ces échouages. Habituellement, les baleines à bec ne fréquentent jamais le lagon et vivent dans de très grandes profondeurs.

L’urgence c’est maintenant de les évacuer pour éviter tout problème sanitaire et surtout d’attirer des requins.

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Ndlr Sibylline : une fois de plus, aucune autopsie n’est réalisée. Dans le même temps, un AVURNAV (lien) indique que des tirs ont eu lieu en Nouvelle Calédonie. Il n’existe de tirs militaires sans prospection de la zone d’essai par des sonars. Les sonars tuent, directement (hémorragies internes liées aux fractures d’organes) ou indirectement (trauma suffisant pour modifier le comportement des animaux jusqu’à échouage) et minimiser leur impact ne sert que l’Armée. A nous de savoir si l’on continue de tout détruire en restant silencieux face à l’hécatombe ou si l’on exige que des autopsies soient systématiquement réalisées (sans autopsie menée par des personnes compétentes (sachant reconnaître une lésion et l’expliciter, en bref un anatomo-pathologiste), aucun lien ne peut être établi entre activité anthropique et hécatombe). Dans le cas présent, c’est aux nouveaux calédoniens de répondre !

Par ailleurs, les 3 individus restant devraient être hospitalisés in situ afin d’être examinés. Leur ré-échouage, si les lésions internes sont notoires, risque de se reproduire. Encore faudrait-il que les personnes en charge des échouages aient le matériel et les compétences pour cela.

MAJ 19.11.2013 (source AFP) : Aux exercices militaires s’ajoutent l’information suivante : « Des habitants de cette région, où vivent des tribus kanakes, s’interrogent sur le lien entre cet échouage et la rupture la semaine dernière de l’émissaire marin d’une gigantesque usine chimique de traitement de nickel, située dans la région.

«  On ne peut vraiment pas répondre à ce type d’interrogation pour le moment  », a cependant indiqué Mme Garrigue. »

Avec des cadavres enterrés sans autopsie, la réponse ne peut être apportée ni maintenant, ni ultérieurement ! Concernant la rupture de l’émissaire, elle n’a pas été brutale, seule sa découverte coïncide avec les échouages.

La famille des baleines à bec, les cétacés odontocètes les plus méconnus du règne. Adeptes des grandes profondeurs, elles passent le plus clair de leur temps à plus de 1.000 mètres de profondeur et, en outre, ne vivent qu’en océan hauturier, ce qui les rend presque inexistantes pour l’homme. Il existe semble-t-il 21 espèces réparties dans tous les océans, mais elles sont si rarement vues que les connaissances à leur sujet sont proches du néant.

SOS du côté des baleines

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