Publié par : Sibylline | novembre 16, 2013

Réunion du CO4R : Des requins « très mobiles » et parfois proches de la côte Ouest (île de la Réunion)

requin_200_200Samedi 16 Novembre 2013. Vendredi s’est tenue la réunion du Comité Opérationnel de Réduction du Risque Requins à La Réunion (CO4R). La préfecture dresse un compte rendu des différents thèmes abordés dans un communiqué que nous publions intégralement. Un nouvel état d’avancement de l’étude CHARC a notamment été présenté.

Mise en oeuvre de l’arrêté préfectoral du 27 septembre 2013. En lien avec l’Etat, les communes restent fortement mobilisées sur l’application de l’arrêté préfectoral n°1821 du 27 septembre 2013 portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion. Leurs actions sont recensées par les services de la Préfecture. La DMSOI poursuit son travail d’accompagnement des communes dans le cadre de l’élaboration de leur plan de balisage.

Etude CHARC

Un nouvel état d’avancement de l’étude CHARC a été réalisé en séance par l’IRD.

Les résultats relatifs à l’analyse des temps de parcours et de déplacement des requins bouledogues sur la période 2012-2013 ont été présentés à l’ensemble des participants. Ces résultats préliminaires, concernant le comportement des 39 requins bouledogue marqués sur la zone côtière de La Réunion, indiquent que ces requins fréquentent la côte davantage l’hiver austral (avril–août) que l’été (octobre–février).

Pour la plupart, les requins marqués explorent l’ensemble de la zone d’étude (sud-ouest) et sont donc très mobiles. Ils sont de plus capables d’explorer tout le pourtour de l’île et de se déplacer en grande profondeur au large des côtes. Leur présence près des côtes est le plus souvent ponctuelle et occasionnelle. Elle est principalement constatée sur trois sites du littoral ouest : baie de St Paul, large de St Gilles et Etang du Gol. La présence de quelques individus est plus marquée au cours des périodes de transition saisonnière (mars et septembre).

L’ensemble de ces résultats indique que la fréquentation des requins à La Réunion serait liée à des comportements de reproduction ou de repos. Tous ces éléments restent à approfondir et à valider au cours des analyses à venir (Ndlr Sibylline : quel intérêt d’étudier des espèces dont on veut la disparition ?).

Gestion de l’information et de la communication

– Elaboré par la direction de la mer sud océan indien (CROSS Réunion), en coordination étroite avec les services de l’Etat directement concernés par cet enjeu, le site internet http://www.info-requin.re est ouvert et régulièrement mis à jour depuis le 1er octobre dernier.

Une présentation des différentes fonctionnalités de ce site Internet a été réalisée en séance. Il permet de consulter la réglementation en vigueur, de visionner des cartes sur lesquelles apparaissent les observations, les prélèvements, les marquages et de prendre connaissance des dernières avancées scientifiques.

– Le marché relatif à l’étude sociologique, socio-économique et de l’information, destiné à venir en appui du dispositif de gestion du risque, fait l’objet d’un recours en référé pré-contractuel. Cette procédure suspend son attribution. Les conclusions du jugement, attendues prochainement, détermineront les suites à donner à ce projet.

Projets en cours de réalisation

– Projet « CAPREQUINS »

Le projet expérimental Caprequins, visant à tester le recours à certaines techniques de capture et de marquage des requins, est en cours de lancement et sera mis en œuvre à partir de début décembre.

Ndlr Sibylline : on va donc marquer des requins qui vont  ensuite être « capturés » ? Belle logique… Après tout, c’est le contribuable qui paie !

Soutenu par l’Etat et les collectivités locales (la Région et la mairie de Saint-Paul), ce projet sera conduit par le Comité Régional des Pêches Maritimes, avec le concours scientifique et opérationnel des experts sud-africains du Kwazulu Natal Sharks Board et des experts locaux.

Outre ce projet, dans le cadre d’une action de restauration et de rééquilibre de l’écosystème, le Comité Régional des Pêches Maritimes a présenté en séance une résolution adoptée recemment et visant à interdire le prélèvement des requins de récif. Cette résolution sera adressée au Préfet pour suite à donner.

– Evaluation du dispositif « Vigies requins »

Ce dispositif spécifique à la Réunion vise à assurer une protection des surfeurs sur les spots par la présence de vigies immergés dans la colonne d’eau. Il a fait l’objet d’une évaluation conduite par deux experts indépendants, en septembre 2013, qui ont  recommandé la réalisation d’une  « étude pilote » afin de tester de manière rigoureuse l’efficacité du dispositif.

Cette étude pilote associant la ligue de surf, l’IRD et soutenue par la Région et par la DJSCS démarrera dans les prochaines semaines, sur la base d’un protocole en cours de finalisation.

Des dispositifs innovants (répulsifs acoustiques (cf. Nostalgiques de Spock, réjouissez-vous, Star Trek enterprise est de retour… (île de la Réunion)), caméras sous-marines, stations d’écoute …) seront mobilisés dans le cadre de cette action.

– Projets innovants

Un état relatif à l’avancement des projets innovants, parmi lesquels les dispositifs de répulsion accoustique, a été réalisé en séance. Plusieurs communes poursuivent l’aménagement de leurs sites afin d’expérimenter ces différentes techniques innovantes.

– Programme « Ciguatera 2 »

Dans le cadre du développement d’une filière économique et alimentaire d’appoint pour la petite pêche réunionnaise, le travail engagé avec le comité régional des pêches de La Réunion afin d’évaluer le risque « ciguatera » se poursuit avec le prélèvement à des fins d’analyses de 90 requins tigre et bouledogue. Ces espèces, qui ne sont pas protégées au titre de l’environnement, peuvent être pêchées mais ne peuvent être commercialisées, en vertu d’un arrêté pris en 1999 sur la base du risque de ciguatera .

A ce sujet, nous avons une superbe Ndlr, elle fera l’objet d’un prochain article et pourrait être un argument juridique pour faire stopper cette mascarade.

Une enveloppe financière d’un montant de 260 000 euros, comprenant les prélèvements et les analyses dans le cadre des recherches scientifiques, a été mobilisée pour mener à bien ce programme.

Les prélèvements seront également valorisés à des fins scientifiques, notamment grâce à des analyses complémentaires portant sur les cycles de reproduction des requins, les contenus stomacaux et la présence de métaux lourds (Ndlr Sibylline : destruction de la biodiversité à des fins pseudo-scientifiques ou « recherche » léthale : Japon – France = même combat !).

Par ailleurs, les professionnels du tourisme s’inquiètent de manière légitime de l’impact de la crise requin sur l’image de la destination « Réunion ».

Posté par Conscient le 16/11/2013 13:18 : « Arrêtez de dire des conneries ! Les plages ne sont pas les seuls lieux fréquentés par les touristes, loin de là ! Les seuls à être inquiets, sont les propriétaires de snack bars en bordure de plage.

Il n’y a pas de requins dans les cirques que je sache ?? Les touristes surfeurs ne représentent qu’une minorité, mais il faut bien un prétexte pour exterminer tout ce qui gène !!

Quand la mer deviendra un dépotoir géant et que l’eau sera polluée, on verra si la « fréquentation touristique » sera plus haute… »

Une réunion de travail sera organisée en liaison avec le conseil régional et l’IRT (Les requins sont à l’ouest, l’IRT aussi (île de la Réunion)) d’ici la fin du mois pour partager l’information relative aux projets en cours et étudier toute mesure complémentaire destinée à faire face aux difficultés rencontrées.

Pêche aux requins : une mesure qui passe mal à l’étranger (île de la Réunion)

Le préfet rappelle que la mesure d’interdiction de la baignade et de certaines activités nautiques, reconduite par arrêté du 27 septembre 2013 et applicable jusqu’au 15 février 2014, est la seule qui permette, à ce stade, de garantir la sécurité des usagers de la mer et d’éviter les accidents, comme l’a confirmé le Conseil d’Etat dans son ordonnance du 13 août 2013.

Cette interdiction doit être strictement respectée, compte tenu du niveau élevé de risque constaté sur l’ensemble du littoral réunionnais.

Source

Pour la pétition, c’est toujours là :  Stoppez le massacre des requins de la Réunion


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