Publié par : Sibylline | novembre 13, 2013

Protection des cétacés : Le Maroc bon élève

protection_des_cetaces_le_maroc_bon_eleve13 Novembre 2013 (Ali ABJIOU).

. Interdiction des filets maillants, véritable catastrophe pour les dauphins et baleines

. Indemnisation et formation des propriétaires des 260 navires concernés

. Le Maroc décroche la présidence de cet accord multilatéral pour 3 ans

Une reconnaissance pour le pays et pour le secteur des pêches. C’est en ces termes que Zakia Driouch, secrétaire générale du département de la Pêche maritime a qualifié la décision des pays signataires de l’accord Accobams d’en attribuer la présidence au Maroc. C’est l’une des décisions de la 5e réunion des pays signataires de l’accord de protection des cétacés dans la Méditerranée et dans l’Atlantique et à laquelle a participé le Prince Albert II de Monaco. Et c’est des «mains» de la Principauté que le Maroc reprend le flambeau de la présidence. En effet, le Maroc s’est montré parfaitement mobilisé depuis la signature de cette convention en 2001 pour la protection des cétacés dont regorgent ses côtes, surtout en Méditerranée.

Le pays a déjà donné le ton en interdisant les filets maillants dérivants, l’un des pires cauchemars des dauphins et baleines. Le ministère de la Pêche a versé 250 millions de DH en matière de subventions à 260 navires qui utilisaient ces filets, détruits en 2011, selon Driouch. Il s’agissait de véritables “armes de destruction massive” pour l’écosystème marin avec  un filet qui peut atteindre les huit kilomètres de long  et qui sert de piège mortel pour dauphins, baleines et même tortues marines. L’Etat, en plus d’avoir indemnisé les patrons des bateaux, a lancé une formation au profit des marins. Ces derniers ont été formés à d’autres techniques de pêche dans le cadre d’un programme dédié avec un budget de 40 millions de dirhams.

L’Accobams est un accord multilatéral sur l’environnement établi sous les auspices de la Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage. L’accord a été adopté le 24 novembre 1996 et est entré en vigueur le premier juin 2001. A ce jour, il a été signé par 23 pays dont le Maroc. Son secrétariat permanent est accueilli par la Principauté de Monaco. Cet accord se veut la pierre angulaire de la protection des cétacés dans cette région du monde.

Et le choix de Tanger n’est pas fortuit. Cette ville verrouille la rive sud du détroit de Gibraltar, l’un des plus importants points de passage des cétacés de la Méditerranée.  Les caractéristiques océanographiques de cet étroit passage marin font de lui une région à très forte richesse en faune et flore marine. C’est le cas des cachalots qui s’y rendent pour s’alimenter en plancton, mais aussi des orques qui viennent y manger du thon, leur plat favori. Cette région est aussi le point de ralliement favori de plusieurs espèces de dauphins, grands amateurs des différentes espèces de poisson qui traversent ces eaux.

Le détroit de Gibraltar est un des environnements les plus dangereux pour les cétacés. Il s’agit, en effet, de la deuxième voie maritime la plus fréquentée après la Manche avec plus de 100.000 bateaux par an. Une source de danger est liée à la pollution avec les rejets des bateaux qui traversent le détroit. Un autre danger est le risque de chocs entre cétacés et gros bateaux à hélice. Le plus souvent, ces chocs passent inaperçus mais les hélices laissent de profondes cicatrices visibles sur la peau de certaines baleines (Ndlr Sibylline : et très souvent, les animaux agonisent de longues heures après avoir été heurtés par des ferries, notamment sur la ligne Algeciras (Tarifa) – Tanger)).

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