Publié par : Sibylline | octobre 29, 2013

Les requins sont à l’ouest, l’IRT aussi (île de la Réunion)

lundi-3-octobre-2011-plage-de-boucan-canotL’organisme ne maîtrise pas tout à fait la réglementation actuelle…

29 Octobre 2012. Lors d’une précédente enquête, Imaz Press avait constaté le manque d’information flagrant concernant le risque requin à La Réunion régnant chez les agences de voyage métropolitaines. Deux jours après l’attaque d’un baigneur à l’Etang-Salé, c’est cette fois au sein de l’IRT (Ile de la Réunion Tourisme) – interrogé anonymement par Radio Festival – qu’apparaissent au grand jour lacunes, imprécisions et erreurs en tout genre. Un comble pour l’organisme chargé d’assurer la promotion touristique de l’île.

En tant que promoteur et vecteur de l’image de La Réunion, on pouvait légitimement croire que l’IRT était au fait de l’actualité concernant le problème requin et la législation en vigueur sur le littoral de l’île. Mais après un coup de téléphone d’une journaliste de Radio Festival au numéro azur « conseils et réservation » (0810.160.000), on ne peut que constater l’amateurisme régnant au sein de la structure sur cette question.

« Je vous appelle de métropole car j’ai entendu qu’il y avait eu une attaque de requin et je me demande si ça vaut la peine de venir… », débute la journaliste, se faisant passer pour une touriste lambda. Après quelques minutes d’attente, la voici en contact avec le service communication de l’IRT.

« Est-ce que je peux me baigner ? », interroge-t-elle. « A l’Ermitage, oui bien sûr », lui répond l’interlocutrice de l’IRT, une première réponse somme toute très partielle. « Enfin quand je dis l’Ermitage, je veux dire toute la zone ouest, l’Ermitage, mais aussi la Saline, Saint-Leu… Là ce n’est pas risqué », corrige-t-elle.

Il n’est ainsi jamais fait mention du lagon, des zones surveillées, où la baignade et les activités nautiques sont effectivement autorisées, et des autres zones où cela est interdit, y compris dans l’ouest…

« Il n’y a pas eu une attaque aux Roches Noires ? », demande la fausse touriste quelque peu renseignée. « Oui, il y en a eu mais… Euh… Ne quittez pas », la laisse-t-on avec ses interrogations.

Vient ensuite la question du surf. « J’ai un fils qui aime le surf, qu’est-ce que je dois lui dire ? Vous déconseillez ? », questionne la journaliste. « Ah… c’est une bonne question, je ne sais pas… Heu… Ne quittez pas », répond une nouvelle fois l’employée de l’IRT, visiblement embarrassée.

La réponse tombe au bout de quelques minutes supplémentaires d’attente : « J’ai vu avec mes collègues, apparemment (sic) c’est interdit de surfer à La Réunion. » Là encore, la mention hors lagon et des zones surveillées est totalement ignorée, même si dans les faits effectivement il est aujourd’hui très compliqué de surfer légalement sur l’île.

Il semble donc qu’à l’IRT la réglementation en vigueur ne soit pas vraiment maîtrisée… « Jusqu’à quand le surf est-il interdit ? C’est un arrêté préfectoral ? », demande la journaliste. « Je ne sais pas, c’est sûrement jusqu’à nouvel ordre… C’est un arrêté municipal je crois… », lui affirme-t-on, sans savoir que c’est bien un arrêté préfectoral, et que celui-ci a été prolongé le 1er octobre dernier jusqu’au 15 février 2014…

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