Publié par : Sibylline | octobre 21, 2013

Ouverture du Congrès mondial des aires marines protégées (Bouches-du-Rhône)

AMP21 Octobre 2013 (Rachida Bettioui). Après l’Australie en 2005, puis les USA en 2009, la France accueille cette année le 3e Congrès Mondial des Aires Marines Protégées, du 21 au 27 octobre 2013, à Marseille et en Corse. Il y est aussi question des Outre-mer. 

Tous les quatre ans, le Congrès international des aires marines protégées (IMPAC) rassemble les principaux acteurs du secteur maritime à travers le monde pour travailler ensemble à la protection et au développement durable des océans. Cette année, le congrès a lieu à Marseille, un choix pas anodin comme nous l’explique ce reportage.

Durant cette semaine, France Nature Environnement attend que de vrais engagements soient pris par la France pour la création d’un réseau d’aires marines protégées sur son territoire. « Accueillir un événement international ne suffit pas à faire une politique ambitieuse de protection du milieu marin, précise Denez L’Hostis, responsable du dossier Océans, mers et littoraux pour FNE. La France ne peut plus se contenter d’afficher ses ambitions à l’international : elle doit maintenant prendre des engagements fermes dans ses eaux marines. »

Un congrès très attendu

Pour ce 3e congrès, les représentants d’une centaine de pays ont fait le déplacement. La partie « expertise » du congrès se tiendra jusqu’au 25 octobre, et une réunion politique à haut niveau se tiendra à Ajaccio le 26 en présence des ministres d’une trentaine de pays. Des annonces y sont attendues, dont certaines devraient concerner la création de nouvelles aires marines protégées notamment dans les Outre-mer français.
Là encore France Nature environnement attend l’activation du projet de parc national zones humides en Guyane, à Kaw, dont l’un des deux axes concernait la zone littorale, et la création d’un parc naturel marin en Martinique.

Protéger durablement les océans

Environ 3% des océans bénéficient d’un statut d’aire marine protégée. C’est très peu, quand on considère que quelque 40 % des océans de la terre sont durablement touchés par les activités humaines et en particulier la surpêche, les déchets industriels et agricoles, mais aussi le réchauffement climatique.

Un des enjeux de ce 3e congrès consiste à « impulser une accélération à la création d’aire marine » révèle le ministère français de l’écologie.
Déjà lors du congrès précédent, les différents acteurs présents parlaient de leur volonté de créer une vraie stratégie de protection de l’environnement. C’est du moins ce que souhaitent les habitants de la presqu’île de Sainte-Anne en Martinique.

La France et les aires marines protégées

La France compte 10 % des récifs coralliens, 20 % des atolls, 6 % des monts sous-marins. Avec 11 millions de kmd’espaces maritimes répartis sur les océans du globe, la France dispose du deuxième espace maritime mondial et 3,81% de ses mers sont couvertes par au moins une aire marine protégée (voir encadré). L’objectif est d’atteindre les 20% pour 2020.

Outre-mer : Les aires marines protégées en 2012

Océan Atlantique
Saint-Pierre-et-Miquelon compte une seule aire marine protégée d’environ 6 km².
La Guyane française compte 8 aires marines protégées, pour une surface totale classée d’environ 850 km², soit environ 0,4 % de la surface totale du réseau.
Les Antilles françaises, regroupant les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et des collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, comptent 12 aires marines protégées pour une surface totale de 1420 km², soit environ 0,6 % de la surface totale du réseau.

Océan Indien 
La Réunion compte une réserve naturelle nationale pour une surface d’environ 35 km².
Les îles subantarctiques des Terres australes et antarctiques françaises comptent 2 aires marines protégées, pour une surface de plus de 17 000 km², soit plus de 7 % de la surface totale du réseau d’aires marines protégées.
Le département de Mayotte compte 6 aires marines protégées, pour une surface d’environ 68 380 km², soit environ 28 % de la surface totale du réseau. Les îles Eparses des Terres australes et antarctiques françaises comptent une aire marine protégée (Parc naturel marin des Glorieuses), pour une surface d’environ 43 490 km², soit environ 18 % de la surface totale du réseau.

Océan Pacifique

Les régions marines de Clipperton et de Wallis et Futuna ne possèdent pas, actuellement, d’aires marines protégées.
La Polynésie française compte 15 aires marines protégées, pour une surface d’environ 3 440 km², soit un peu plus de 1 % de la surface totale du réseau.
La Nouvelle-Calédonie compte 32 aires marines protégées, pour une surface d’environ 21 160 km², soit environ 9 % de la surface totale du réseau d’AMP.

La France métropolitaine compte 288 aires marines protégées, ce qui représente plus des trois quarts du total et environ un tiers de la surface globale.

Ndlr Sibylline : et pendant ce temps, on attend toujours la création du Parc Marin d’Arcachon (33), on continue de déverser des métaux lourds dans l’océan (industries), de construire des émissaires pour vidanger nos eaux polluées (ex : Bidart, 64) et de bafouer la loi littrale (cf. bel exemple de Mimizan-plage (40, lien) mais nombre de villes côtières font face à la même mafia des mairies et des promoteurs). Il n’y a que la foi qui sauve !

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