Publié par : Sibylline | octobre 19, 2013

Taiji : le massacre continuera (Japon)

massacre-Taiji19 Octobre 2013. La ville japonaise de Taiji, tristement connue dans le monde pour ses massacres de dauphins, compte ouvrir un parc marin où les gens pourront nager avec des dauphins et des petites baleines. Mais la tuerie, qui tous les ans transforme les eaux du port en une mer de sang, va malgré tout continuer.

Petit port de l’ouest du Japon, Taiji a été rendu célèbre par le documentaire « The Cove, la baie de la honte ». Ce film, récompensé par un oscar en 2010, a dénoncé la capture chaque année de dizaines de dauphins, envoyés dans des parcs d’attraction, et le massacre de centaines d’autres pour la consommation de leur chair.

Tout en niant farouchement vouloir redorer leur blason sous la pression des écologistes, les autorités municipales disent aujourd’hui envisager de transformer une partie de la baie en réserve, dans laquelle touristes et autres curieux pourront nager ou faire du kayak en compagnie de ces cétacés, a confirmé Masaki Wada, un fonctionnaire de la mairie.

Le port possède déjà une petite zone réservée avec des cétacés pour accroître le tourisme, mais la municipalité veut la développer « à une plus grande échelle », a-t-il précisé, parlant de 28 hectares.

Cette zone, séparée du reste du port par filet, pourrait ouvrir d’ici à cinq ans. Mais, faute de gros moyens, le projet ne sera complet que dans une vingtaine d’années. « Nous voulons », poursuit M. Wada, « faire de tout le village un parc, où vous pourrez observer ces mammifères marins et aussi goûter des produits de la mer, dont du dauphin et de la baleine ».

L’initiative de la municipalité de Taiji ne paraît pas en tout cas devoir éteindre la polémique.

Ainsi un groupe japonais de défense de l’environnement a-t-il qualifié le projet de « malheureux ».

« Tout ce plan est basé sur l’idée qu’ils peuvent exploiter les dauphins et les baleines comme s’ils leur appartenaient, mais les cétacés n’appartiennent pas à Taiji ! », peste Nanami Kurasawa, qui dirige l’ONG Iruka and Kujira Action Network (IKAN, Groupe d’Action pour les Dauphins et les Baleines). Mais dans le village, certains mettent toujours en avant la tradition, pour rappeler que cette pêche est vieille de 400 ans et dénoncer cet « impérialisme culturel » au nom duquel tuer des dauphins serait plus cruel qu’abattre du bétail.

Matanza-en-Taiji1

Ndlr Sibylline : rappelons que Taiji n’est « que » l’une des 20 baies japonaises où se perpétue le massacre. Il serait temps que l’opinion publique se concentre également sur les autres endroits ! Sans oublier que ces massacres ne sont fondés que par l’argent qu’ils rapportent, les acheteurs des rares spécimens laissés en vie approvisionnant, à prix d’or, les delphinariums – véritable industrie de la captivité – du monde entier. Leurs adeptes, en achetant un ticket d’entrée, financent donc indirectement cette boucherie et la perte drastique de biodiversité.

Fuente


Catégories

%d blogueurs aiment cette page :