Publié par : Sibylline | septembre 28, 2013

NON au parking souterrain de la Côte des Basques ! (Pyrénées Atlantiques)

La côte des basques est un endroit exceptionnel. Le développement du site doit s'inscrire dans une démarche durable. Non au parking souterrain !

La côte des basques est un endroit exceptionnel. Le développement du site doit s’inscrire dans une démarche durable. Non au parking souterrain !

28 Septembre 2013. Une étape importante pourrait être franchie ce lundi 30 septembre 2013 pour la construction du parking souterrain Beaurivage. Le maire de Biarritz va en effet faire approuver par le conseil municipal la délégation de service public qui confie la construction du parking à Vinci.  

Nous appelons les adhérents et sympathisants de Surfrider à venir manifester une présence silencieuse lors du conseil municipal qui se tiendra ce lundi à la mairie de Biarritz dès 18h ! Si vous le pouvez, portez un tee shirt de l’association !

C’est derniers jours, la grogne a pris une nouvelle ampleur (voir la page du collectif Non au parking souterrain) à propos du coût du projet et des indemnités financières dues au futur exploitant parce que le parking sera vide les trois quart de l’année et qu’il faudra payer le manque à gagner.

S’il ne nous appartient pas de nous prononcer sur le volet financer du dossier, voilà en tout cas 15 bonnes raisons de s’opposer à ce projet d’artificialisation du littoral !

1. Le secteur est inconstructible !
Le secteur est classé, interdisant «tout type d’utilisation et d’occupation des sols».

2. Le falaise est instable !
Le phénomène est documenté dans tous les rapports du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et depuis plus de 150 ans dans les documents officiels.

3. La falaise de la Côte Basque sont classées Zone Natura 2000
Le secteur est enclavé entre les Zones Natura 2000 dite des falaises de Saint-Jean-de-Luz à Biarritz (notice FR7200776) et celle des rochers du Bouccalot et de la Roche Rondequi qui identifient le secteur comme « un site naturel rare et fragile à préserver ».

4. Biarritz est engagé par la politique environnementale de l’Agglomération !
Biarritz au sein de l’Agglomération a signé une Charte pour l’environnement, un Plan climat territorial et un Contrat d’Agglomération qui appellent à la « protection et la mise en valeur des espaces naturels sensibles »… pas au bétonnage !

5. Il existe d’autres chantiers bien plus urgents !
Il faut s’attaquer, et vite, au problème du réseau de collecte des eaux usées qui occasionne chaque année le rejet de milliers de mètres cubes d’eaux non traitée dans l’océan. C’est une pollution inacceptable !

6. Stop à l’artificialisation du littoral !
C’est aller contre les recommandations du Groupement d’intérêt public Littoral Aquitain (GIP) – dont la Ville de Biarritz est membre – en matière de gestion de la bande côtière qui demande de stopper l’artificialisation du littoral et, dans la mesure du possible, de rendre les zones concernées à l’état naturel.

7. On manque de sable !
La construction du parking va nécessiter des dizaines de tonnes de sable pour fabriquer le béton nécessaire. Et d’où vient ce sable ? C’est celui des plages ! Construire ce parking c’est donc participer directement au phénomène d’érosion des plages qui nécessite un ré-ensablement continu et coûteux !

8. Le climat change !
Les experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) viennent de publier leur nouveau rapport et sont formels : les activités humaines génèrent toujours plus de gaz à effet de serre. Le réchauffement climatique s’accélère. Nous allons devoir faire face à des épisodes météo extrêmes : tempêtes, fortes précipitations, inondations…

9. L’offre existante est suffisante plus de 300 jours par an !
Les parkings de Biarritz sont sous-fréquentés, voire complètement vides pour certains, sauf du 15 juillet à la fin du mois d’août. A cette période, la population décuple… et ce n’est pas 350 places de plus qui vont changer quelque chose !

10. Il y a des parkings vides même en été !
Situés à 1 ou 2 km du centre ville, les parking d’Irraty et du centre équestre Mouriscot, par exemple, sont sous-utilisés même en été ! Il faut inciter les estivants à les utiliser en mettant en place un affichage adéquat et une offre de navettes gratuites ou à bas coût.

10. C’est un aspirateur à voitures !
Les spécialistes des flux de circulations urbaines sont formels : un parking souterrain est un « aspirateur » à voiture. Il attire les véhicules à l’hyper-centre qui vont ensuite circuler parfois longuement avant de se garer occasionnant bouchons, nuisances sonores et pollutions. Soyons lucides, à Biarritz en été, ce ne sont pas 350 places de parking qui vont compenser la surpopulation saisonnière !

11. On veut des vélos !
Alors que depuis plus de 10 ans, partout en France, on cherche à réintroduire le vélo en ville pour des raisons évidentes de coût, de convivialité et de lutte contre la pollution, la ville de Biarritz a reçu en 2012 le prix peu enviable du « clou rouillé » décerné par la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) qui distingue une commune n’ayant pas de politique en matière d’aménagements cyclables !

12. Un chantier, ça pollue !
Un gros chantier de construction, c’est rarement bon pour l’environnement : déchets de construction, émission de CO2, résidus d’hydrocarbures échappés des engins de chantier, ruissellement d’eau souillée sur le littoral…

13. La Côte des Basque est déjà saturée !
Un parking souterrain et un ascenseur panoramique pour rejoindre la Côte des Basque, c’est inciter encore plus de monde à fréquenter un lieu de baignade et de surf déjà saturé. Berceau du surf français, le site est devenu invivable ! N’en rajoutons pas !

14. Des pollutions induites !
Un parc de stationnement souterrain attire un plus grand nombre de visiteurs sur le site et multiplie de fait les gestes de petite pollution (jets de mégots et de déchets plastiques par exemple) dans l’une des communes du littoral français les plus arrosées (1450 mm de pluie par an et 140 jours annuels à plus d’un mm de précipitation) où le moindre rejet rejoint le proche océan en quelques heures.

15. Faire le choix d’une vraie politique de protection de l’environnement !
Le littoral est pollué. Des tonnes de déchets s’échouent chaque année sur les plages. Tout le monde le sait, les communes et les élus en premier lieu, ce sont eux qui doivent payer pour nettoyer les plages. Il faut cesser de se masquer la réalité et s’engager dans une politique de protection de l’environnement réelle et efficace. Et si Biarritz montrait l’exemple…

Pétition

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