Publié par : Sibylline | septembre 20, 2013

L’IRD claque la porte du projet Cap Requins (île de la Réunion)

© Alain Diringer

© Alain Diringer

20 Septembre 2013 (Erwann Ponnet). L' »union sacrée » aura duré peu de temps. A peine 10 jours après la présentation de « Cap Requins » par le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM), l’IRD claque la porte du projet. Contrairement au programme CHARC mené par l’institut de recherche pour le développement, et dont la finalité consiste à mieux connaître les populations de squales (requin tigre et requin bouledogue) dans les eaux réunionnaises, Cap Requins repose sur le principe de réduction du risque requins grâce notamment aux techniques de pêche comme les drumlines (Ndlr Sibylline : palangres de surface, cf. article précédent) ou les palangres de fond.

Il y a 10 jours, le Comité des pêches vantait pourtant cette union sacrée qui pour la première fois associait, dans une démarche commune, les pouvoirs publics (Etat, Région   commune de  Saint-Paul) à l’IRD aux associations d’usagers de la mer comme Prévention Requins Réunion. Antonin Blaison, de l’IRD, déclarait alors « le projet Cap Requins vise à sécuriser les eaux de La Réunion tout en poursuivant la recherche scientifique« . Mais cette recherche est-elle compatible avec les prélèvements programmés de Cap Requins ? Les scientifiques et les associations d’usagers n’ont pas forcément les mêmes priorités ou notions d’urgences…

Ndlr Sibylline : quelles conséquences des requins pêchés et marqués sur les résultats de l’IRD ? Ce claquage de portes est certes spectaculaire mais il intervient fort tardivement. Et le Conseil de l’Ordre des Vétérinaires : quand cessera-t’il de cautionner cette mascarade d’étude ciguatera ? Il est vrai que le ridicule ne tue pas… Il affaiblit !

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