Publié par : Sibylline | septembre 9, 2013

Nigeria : ouverture des négociations entre Shell et des villageois victimes d’une marée noire

Vue aérienne d’une partie du delta du Niger, engluée dans le pétrole, en mars 2013. AFP PHOTO/PIUS UTOMI EKPEI

Vue aérienne d’une partie du delta du Niger, engluée dans le pétrole, en mars 2013. AFP PHOTO/PIUS UTOMI EKPEI

Lundi 9 Septembre 2013. Ce lundi 9 septembre 2013, cinq ans après les fuites désastreuses de pétrole dans le delta du Niger, la compagnie anglo-néerlandaise Shell va enfin s’asseoir à la table des négociations avec les villageois nigérians victimes de ces pollutions. Les deux parties vont tenter de trouver un accord d’indemnisation permettant le nettoyage de l’une des plus importantes marées noires qu’ait connue cette région.

Les négociations s’ouvrent à Port-Harcourt au sud du Nigeria, mais c’est depuis Londres que les principaux acteurs des deux camps ont donné le ton.

Shell reconnaît sa responsabilité pour les deux fuites en 2008, mais conteste leur ampleur et le montant des indemnisations. La compagnie dit espérer parvenir à un « accord acceptable ».

Réparer le tort

De son côté, le cabinet d’avocats londonien Leigh Day rétorque qu’il fera tout pour obliger la compagnie pétrolière à réparer le tort causé qu’il a causé à ses clients.

Le cabinet représente 15 000 pêcheurs de la communauté de Bodo et prévient que si aucun accord n’est trouvé d’ici la fin de la semaine, l’affaire reviendra devant la Haute Cour de Londres.

Aucun nettoyage

Shell estime que les fuites totalisent 4 000 barils de pétrole ; la compagnie offrirait 20 millions de dollars de compensation, mais les avocats de la partie adverse réclament 200 millions de dollars. Ils avancent l’équivalent de 500 000 barils déversés et rappellent surtout que la compagnie n’a toujours pas commencé la moindre opération de nettoyage, cinq ans après la catastrophe.

Ils s’appuient sur un important rapport des Nations unies qui a révélé en 2011 les conséquences de 50 ans d’exploitation pétrolière au Nigeria. Les criques, les marécages et les terres agricoles sont traversés de toute part d’oléoducs en piteux état et les opérations de nettoyages des fuites pourraient prendre des dizaines d’années.

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